vendredi 31 août 2012

aujourd'hui le territoire de ( 201-165)

 
La ligne verte sur la carte traverse et délimite un territoire que j'ai foulé de mes pieds le jeudi 16 août 2012 de 11h à 15h30 à peu près.
Belle journée, temps magnifique. Plages et sentiers côtiers rocailleux alternés. Territoire et limites de terre, de sable, de sel.
La mer en ligne de mire pratiquement en permanence, à moins que ce ne soit la mire en ligne de mer.
Le Mont-Saint-Michel "à portée de main" au bout. Gravé, ineffaçable.

jeudi 30 août 2012

aujourd'hui les toilettes ( 200-166)



La nuit sera tombée, j’avancerai d'un bon pas.
Je contournerai en passant la consigne « les toilettes ». Sans un regard ou presque.
Je laisserai trotter un souvenir de lecture hilarant dans « la Gloire de mon Père ».
J'oublierai peu après la consigne définitivement, sans barguigner, sans vergogner.
Je gagnerai le fond du jardin, à ciel ouvert, je lèverai la tête.
D’un coup de télescope mental, je chercherai l’étoilette, petite étoile que je nommerai vraisemblablement [200-366] pour respecter la poésie profonde des noms donnés aux astres que l’on découvre. Et je n’aurai aucune pensée à cet instant pour l'entropie des trous noirs.
Je continuerai à scruter le ciel nocturne d’autres fois, et je reviendrai pour la [366-366].
Pour le moment invisible et encore inaccessible.

mercredi 29 août 2012

aujourd'hui un geste qui veut dire (199-167)

Bonjour chez vous !



(c) photo tirée de la série Le Prisonnier- avec Patrick Mc Goohan

mardi 28 août 2012

aujourd'hui succession de bruits (198-168)

tagada splotch dong arf klung eurk wouf clac crak chtong

lundi 27 août 2012

aujourd'hui ce petit coin de nature (197-169)


Au pied du prunier
chat niché 
pouvez trouver
point n'est besoin d’œil de limier
l'oreille intriguée tendez  
bruit furtif de paille remuée
 et feuilles séchées

 
 

dimanche 26 août 2012

aujourd'hui demi-vérité (196-170)

Voyons, si j’ajoute deux demi-vérités, j’en obtiens une mais ce n’est peut-être pas "la" vérité. Et laquelle, d'ailleurs ? Passons...
Si j’ajoute deux demi-mensonges, ça en fait un, ce qui laisse perplexe. 
Enfin moi oui, vous je ne sais pas.
Si j’ajoute une demi-vérité et un demi-mensonge, ça donne quoi ?
Une vérité approximative, un mélange des genres, ou un petit mensonge, voire un mensonge par omission ?
Ou bien rien du tout, ça s’annule ?
Pas si sûr.
Sans mentir, va falloir creuser.

samedi 25 août 2012

aujourd'hui essayé de (195-171)


J’ai essayé aujourd’hui  -cet aujourd’hui changeant car le jour de rédaction 7 juillet n’est pas le jour de publication 25 août- de tenir mon pari.
Rester présent au quotidien dans les 366 réels, tout en me déchargeant au cœur de l’été de la recherche de chaque jour : une simple question de vacances, de coupure à me ménager. 
J’arrive au bout, il reste un message avant la date de reprise « sur le vif » dont j’ai décidé. 
Ouf.          
J’ai donc tâtonné, j’ai tenté, je me suis aventuré sur un chemin où, règles auto-fixées obligent, je n'ai guère eu le temps de tergiverser, d’hésiter.
J’ai donc essayé et très souvent (je parle de l’idée première après lecture de la consigne) adopté !

La seule révolution possible, c'est d'essayer de s'améliorer soi-même, en espérant que les autres fassent la même démarche. Le monde ira mieux alors.
La seule révolution possible, c'est d'essayer de s'améliorer soi-même, en espérant que les autres fassent la même démarche. Le monde ira mieux alors.

vendredi 24 août 2012

aujourd'hui un trou (194-172)

Pourquoi tu es trou bleu ?
pourquoi tu es trou rouge ?
Pourquoi tu es trou blanc ?
Pourquoi tu es trou vert ?
Pourquoi tu es trou noir ?


En astrophysique, un trou noir est un corps dont le champ gravitationnel est si intense qu’il empêche toute forme de matière ou de rayonnement de s’en échapper (à l’exception notable de la radiation de Hawking). De tels objets n’émettent donc pas de lumière et sont alors perçus comme étant noirs. Les trous noirs sont décrits par la théorie de la relativité générale. Ils ne sont pas directement observables mais plusieurs techniques d’observation indirecte dans différentes longueurs d’ondes ont été mises au point et permettent d’étudier les phénomènes qu’ils induisent sur leur environnement. En particulier, la matière qui est happée par un trou noir est chauffée à des températures considérables avant d’être engloutie et émet de ce fait une quantité importante de rayons X. Ainsi, même si un trou noir n’émet pas lui-même de rayonnement, il peut néanmoins être détectable par son action sur son environnement.

jeudi 23 août 2012

aujourd'hui chaussures ( 193-173)


Les chaussures « des autres » sont régulièrement un sujet d’étonnement chez moi.
Je me demande souvent, quand mon regard se pose par hasard, car ce n'est pas non plus un objet de recherche, sur la paire de chaussures dont untel ou unetelle est appareillé (harnaché ? affublé ?) comment il est possible de marcher à peu près correctement avec un tel équipement.
Quant aux miennes, elles pourraient fort bien susciter les mêmes interrogations -pourquoi pas- car les questions de look sont très très loin d'être la préoccupation prioritaire et elles sont, vous l’aurez sans doute compris aux quelques lignes qui précèdent, tout ce qu’il y a de classique, de confortable : c'est vraiment mes pompes ou mes grolles. Voire mes tatanes ou écrase-merde quand j'étais gamin. Bref, mes godasses ! 42.
Paradoxalement, ces critères-là, ça ne rend pas toujours les choses plus simples pour s'en payer une paire !

mercredi 22 août 2012

aujourd'hui j'évite (192-174)

Le fameux syndrome du "déjà vu" frappe-t-il encore au moment de lire cet énoncé qui semble familier ? 
Réminiscence personnelle possible d'une idée ayant frappé à la porte lors d'une consigne écoulée. 
Je ne sais pas, je ne sais plus.
Je repense à Bartleby. 
Et je préfèrerais ne pas y voir un signe dérangeant à propos de mon état mental et plutôt celui que j’ai une bonne mémoire.
Et pour répondre malgré tout, j'évite les bières aromatisées.

mardi 21 août 2012

aujourd'hui on conserve (191-175)


Passablement intrigué par deux expressions proches phoniquement, j’avais à une époque vérifié leur sens.
Je puis maintenant dire ou encore écrire (ici) qu’on peut faire des conserves de concert, qu’on peut de conserve aller au concert. De plus on peut de concert aller au concert, tout en ayant juste avant fait des conserves de conserve.
Bien sûr on ne va pas taire plus longtemps que la deuxième série de propositions contient une part d’étrangeté confuse qui, si elle n’est pas pour me déplaire, peut sombrer dans l’opacité.

lundi 20 août 2012

aujourd'hui au téléphone (190-176)

Alors voyons, lorsqu'un espion  -genre services secrets - téléphone avec sa chaussure, peut-on dire qu'il met le pied à l'étrier ?

dimanche 19 août 2012

aujourd'hui en gros ( 189-177)

Puisque 
c'est demandé si gentiment !

samedi 18 août 2012

vendredi 17 août 2012

aujourd'hui l'ordinateur (187-179)


"Nous" venons de là. 
Où irons-nous ?

 
 L'ENIAC 
(Electronic Numerical Integrator Analyser and Computer)

jeudi 16 août 2012

aujourd'hui comme si vous l'aviez vécu avec quelqu'un d'autre mais qui ? (186-180)


Cela peut être notre mariage : c'en est la date anniversaire très exactement, je pourrais ne pas en faire mention, mais je ne me dérobe pas !
Et cela m'inspire l'idée que nous l'avons vécu tous deux respectivement réciproquement avec quelqu'un qui, bien des années plus tard, n'est ni tout-à-fait le (la) même ni tout-à-fait un (une) autre !




mercredi 15 août 2012

aujourd'hui on pourrait presque toucher (185-181)

...
Comme il est beau ce petit paysage
Ces deux rochers ces quelques arbres
et puis l’eau et puis le rivage
comme il est beau
Très peu de bruit un peu de vent
et beaucoup d’eau
C’est un petit paysage de Bretagne
il peut tenir dans le creux de la main
quand on le regarde de loin
Mais si on s’avance
on ne voit plus rien
on se cogne sur un rocher
ou sur un arbre
on se fait mal c’est malheureux
Il y a des choses qu’on peut toucher de près
d’autres qu’il vaut mieux regarder d’assez loin
...
extrait de "Couleur locale"
Jacques Prévert

mardi 14 août 2012

aujourd'hui le fruit de (184-182)

Le fruit de mes efforts dans cette course insensée aux 366 réels sera d'avoir récolté une poignée de lecteurs et commentateurs fort appréciables... au-delà des Réels !

lundi 13 août 2012

aujourdhui la dernière fois que (183-183)

Dans mon décompte des billets des 366 réels, c’est aujourd'hui la première et la dernière fois que le nombre de billets rédigés correspond exactement au nombre de billets restant à rédiger.

dimanche 12 août 2012

aujourd'hui quelque chose qui clignote (182-184)

La situation des intermittents du spectacle (et ils ne sont pas les seuls) même s'il me semble qu'on en parle beaucoup moins qu'auparavant.  La lampe peut-être. Quelqu'un l'a vérifiée ?

samedi 11 août 2012

vendredi 10 août 2012

aujourd'hui la chose à ne pas dire (180-186)

Cette chose ne se nicherait-elle  pas du côté de l'ânerie en passant par la baliverne, après avoir contourné la billevesée, approché la bévue, fricoté avec la bêtise, sans oublier la franche couillonnade, sans minimiser la crétinerie,  tout en côtoyant le déconnage, en flirtant avec la faute, en longeant dangereusement la foutaise et ses parents proches l'idiotie, la futilité et la maladresse, et en empruntant enfin trop inconsidérément le manquement et la stupidité, en bref  de la connerie? 

jeudi 9 août 2012

aujourd'hui bouches (179-187)

Je n'ai jamais fantasmé sur la personne de Kate Bush, encore moins sur ses lèvres, j'ai en fait à une époque beaucoup apprécié l'artiste et sa musique. 
Je suis passé peu à peu à autre chose, un peu moins bien peigné ou lissé, mais j'aime toujours l'album Hounds of Love de 1985.
Et puisque j'y suis, tiens, voici la chanson que je préfère d'un autre album : Moments of pleasure.

mercredi 8 août 2012

aujourd'hui des papiers (178-188)

Bipède volupteur de lyre
Epoux châtré de Polymnie
Vérolé de lune à confire
Grand-Duc bouillon des librairies
Maroufle à pendre à l´hexamètre
Voyou décliné chez les Grecs
Albatros à chaîne et à guêtres
Cigale qui claque du bec

Poète, vos papiers!
Poète, vos papiers!

J´ai bu du Waterman et j´ai bouffé Littré
Et je repousse du goulot de la syntaxe
A faire se pâmer les précieux à l´arrêt
La phrase m´a poussé au ventre comme un axe

J´ai fait un bail de trois six neuf aux adjectifs
Qui viennent se dorer le mou à ma lanterne
Et j´ai joué au casino les subjonctifs
La chemise à Claudel et les cons dits " modernes "

Syndiqué de la solitude
Museau qui dévore du couic
Sédentaire des longitudes
Phosphaté des dieux chair à flic
Colis en souffrance à la veine
Remords de la Légion d´honneur
Tumeur de la fonction urbaine
Don Quichotte du crève-cœur

Poète, vos papiers!
Poète, Papier!

Le dictionnaire et le porto à découvert
Je débourre des mots à longueur de pelure
J´ai des idées au frais de côté pour l´hiver
A rimer le bifteck avec les engelures

Cependant que Tzara enfourche le bidet
A l´auberge dada la crotte est littéraire
Le vers est libre enfin et la rime en congé
On va pouvoir poétiser le prolétaire

Spécialiste de la mistoufle
Emigrant qui pisse aux visas
Aventurier de la pantoufle
Sous la table du Nirvana
Meurt-de-faim qui plane à la Une
Ecrivain public des croquants
Anonyme qui s´entribune
A la barbe des continents

Poète, vos papiers!
Poète, documenti!

Littérature obscène inventée à la nuit
Onanisme torché au papier de Hollande
Il y a partouze à l´hémistiche mes amis
Et que m´importe alors Jean Genet que tu bandes

La poétique libérée c´est du bidon
Poète prends ton vers et fous-lui une trempe
Mets-lui les fers aux pieds et la rime au balcon
Et ta muse sera sapée comme une vamp

Citoyen qui sent de la tête
Papa gâteau de l´alphabet
Maquereau de la clarinette
Graine qui pousse des gibets
Châssis rouillé sous les démences
Corridor pourri de l´ennui
Hygiéniste de la romance
Rédempteur falot des lundis

Poète, vos papiers!
Poète, salti!

Que l´image soit rogue et l´épithète au poil
La césure sournoise certes mais correcte
Tu peux vêtir ta Muse ou la laisser à poil
L´important est ce que ton ventre lui injecte

Ses seins oblitérés par ton verbe arlequin
Gonfleront goulûment la voile aux devantures
Solidement gainée ta lyrique putain
Tu pourras la sortir dans la Littérature

Ventre affamé qui tend l´oreille
Maraudeur aux bras déployés
Pollen au rabais pour abeille
Tête de mort rasée de frais
Rampant de service aux étoiles
Pouacre qui fait dans le quatrain
Masturbé qui vide sa moelle
A la devanture du coin

Poète... circulez!
Circulez poète!
Circulez !

(Léo Ferré - Poètes vos papiers) 

mardi 7 août 2012

aujourd'hui coule (177-189)


A la soule
Si je perds la boule 
au milieu de la foule
on se fichera de ma goule
si je coule pris par la houle  
à court de joule
je finirai comme une moule
alors 
roule maboul !

lundi 6 août 2012

aujourd'hui violet (176-190)




Violet étant la couleur 
préférée de C. mon épouse 
je ne pouvais guère 
faire mieux 
que 
lui adresser 
ce petit message 
clin d’œil coloré 
en conséquence. 


dimanche 5 août 2012

aujourd'hui offre spéciale (175-191)

L'offre spéciale m'amène spontanément à ne pas mâcher mes mots et m'emmène -plutôt rageur- loin de la fureur déchaînée, de la folie moutonnière, du conditionnement marchandisé, des files devant les magasins des heures et des heures à l'avance en période de soldes. 

Ah ! les beaux souvenirs pour plus tard...
?
Humanité...

samedi 4 août 2012

aujourd'hui virilité (174-192)

Un extrait pas inintéressant :
Ce qu'il importe de retenir, c'est que la virilité a toujours été en position de fragilité, même si, lors des grandes ruptures, certains repères du passé ont perduré. 
On peut ainsi s'interroger sur le culte du muscle viril aux Etats-Unis, où le bodybuilding règne partout, engendrant un marché de l'entretien du corps considérable. Ce culte de la virilité, présent au coeur des années 1930 et de la Grande ­Dépression, a été relayé dans les ­années 1970 par le muscle patriote, à l'image de Sylvester Stallone ou d'Arnold Schwarzenegger. Mais aujourd'hui, la poursuite de ce mythe de toute-puissance physique est d'abord le symptôme de virilités qui se cherchent.

Additif : j'ai oublié de mettre en lien la source de l'article. C'est corrigé.

vendredi 3 août 2012

aujourd'hui phrases entendues (173-193)

Il y en a deux qui m'ont marqué en vraies brèves de comptoir.  "Faut pas s'pleurer" : c'est bien vrai avec la conjoncture, la crise... les illusions ça sert à rien !
D'un autre côté, tout ne se fait pas tout seul non plus par "l'observation du Saint-Esprit"...
D'un autre côté -mais pas le même- lisez la nouvelle "la modestie" d'Enrique Vila-Matas (in Explorateurs de l'abîme) où il s'amuse à collecter les phrases entendues dans le bus. 
J'essaie quelquefois dans le tram, et c'est bien !

jeudi 2 août 2012

aujourd'hui horizontales et verticales (172-194)

Je connais la réponse à cette devinette : ce sont les jambes !
L'horizontalité fait penser à des situations agréables (seul ou accompagné) même si certaines sont beaucoup moins drôles lorsqu'elles sont forcées.
La verticalité fait penser à des situations agréables (seul ou accompagné) même si certaines sont beaucoup moins drôles lorsqu'elles sont forcées.
Il y a des situations qu'on trouve dans les deux catégories. 

mercredi 1 août 2012

aujourd'hui mangé (171-195)

Me revoilà confronté à une consigne comme il nous en tombe périodiquement : une qui me laisse sans voix. En l'occurrence pourtant,  ce n'est pas un problème, j'ai déjà mangé et je l'ai fait sans parler la blouchje pchleine che quji est plchu pcholi.