mardi 12 février 2013

aujourd'hui l'imprévu (366-0)

L'imprévu c'est juste cela.
Vincent Courtois nous embarque tout au long de l'album avec son violoncelle comme seul viatique vers des contrées lumineuses et secrètes. Imprévisibles.
C'est un des albums qui m'a profondément ému ces dernières années.
Nul doute que demain, et même après, je cinglerai encore avec lui, toutes voiles gonflées des vents de cet imprévu, vers le grand large.


lundi 11 février 2013

aujourd'hui noir (365-1)

Mes voyages et déplacements réguliers depuis si longtemps en certaines contrées improbables mais pour moi accueillantes, telle l'Absurdie, m'ont amené à développer quelques bêtises de mon cru, tel le naufragé qui mobilise son esprit et rassemble ses forces pour forger d'inlassables édifices mentaux afin de ne pas sombrer en l'attente des sauveteurs...
Je peux vous livrer un de ces concepts qui me permet de définir une situation plus que compromise et peut-être même désespérée: le noir foncé.

dimanche 10 février 2013

aujourd'hui note (364-2)


Note
de frais ? pas de loin
Note
de service ? pas compris
Note
de gaz ?  pas chaud
Note
d’électricité ? pas au courant
Note
manuscrite ? pas copiée
Note
salée ? pas assez
Note
gonflée ? pas culottée
Note
confidentielle ? pas signée
Note
d’originalité ?  pas comme deux 

(Prise de tête )
Régler la note ?
prise de bec
Écrire une note ?
brise de nerf
Prendre note ?
crise de mer
Etre dans la note ?
Flûte de tête


Eviter la fausse ?
Donner le la
Finir
sur une bonne note
que personne n'ôte.
 
Clé des champs.

samedi 9 février 2013

aujourd'hui véhicule (363-3)

Pas mal de possibilités, pas moins de solutions, des choix, des incertitudes. Rayon certitudes, l'avion et le train me semblent bel et bien rayés de la carte des moyens de transports aujourd'hui.
En ce samedi, il est hautement probable que je n'utiliserai pas mon automobile. 
J'irai vraisemblablement chercher -si besoin- le pain à pied, ou bien encore à vélo. 
Je n'ai pas décidé non plus d'un passage à la médiathèque, ce qui donnerait en ce cas vélo et sac à dos sauf forte pluie qui annulerait le passage et ne provoquerait pas un changement de moyen de locomotion.
Si d'aventure enfin nous décidions d'aller au cinéma, il est très probable que ce serait en tram en tout début de soirée.

vendredi 8 février 2013

aujourd'hui tourne (362-4)

Les préoccupations musicales de janvier dernier ne pouvaient que m'amener ici :

 


Fais moi tourner, O ma terre, Fais moi tourner, Tu vois j'ai compris j'me laisse faire, Tu peux y aller. 
Mets moi la tête à l'envers, Tiens moi par les pieds, Fais moi tourner, O ma terre, Fais moi tourner. 
Fais moi tourner, O ma terre, Fais moi tourner.

jeudi 7 février 2013

aujourd'hui c'est presque (361-5)

Approximativement, ça pourrait être presque ça ! 

A l'époque je vivais dans une république casanière, c'est-à-dire chez moi. 
Je me sentais moche comme un cou à me  faire beurrer le mou : la lutte des glaces avait du blond dans l'aile, tournant en vaines quenelles de voisinage. 
Je commençais à sucrer les braises, avec la peur au centre d'avoir la main sourde. Pas facile de taquiner la ruse, même si on a du grain à coudre, ça peut n'être que de la foudre aux yeux. 
Et je suis tombé dans les gommes, ils m'ont pris pour une foire, personne pour prendre ma dépense. J'ai gueulé à pierre fendre : non, je ne marche pas sur la bête, non, et je tords le pou à cette idée. 
Y a pas moto et je ne lâcherai pas de zeste car je ne suis pas une poule rouillée ! 
Tout ça parce que je suis constamment sur la crèche ? 
Que certains rêvent de me mettre au brancard ? Qu'ils soient prudents, je peux fort bien leur rendre l'appareil. Car je ne tournerai pas cosaque et je continuerai à fendre les plots, je le jure mes grands vieux.

Même si tout le monde peut se tremper.

mercredi 6 février 2013

aujourd'hui celui ou celle qui dit "oui" (360-6)

Comme un dialogue imaginaire.
( ça pourrait commencer comme ça : )  
Prenez un mot prenez en deux
faites les cuir' comme des œufs
prenez un petit bout de sens
puis un grand morceau d'innocence
faites chauffer à petit feu
au petit feu de la technique
versez la sauce énigmatique
saupoudrez de quelques étoiles
poivrez et mettez les voiles  

(Vers la fin, le poète poserait une question )

Où voulez vous donc en venir ?
A écrire 

Vraiment ? A écrire ? 
(Je répondrais ...)
- Oui.



(c) Pour un art poétique - Raymond Queneau

mardi 5 février 2013

aujourd'hui vêtement (359-7)

Me revient en tête Topor et son sac de linge sale.
Tout est un peu en vrac dans un tel sac de linge, non ?
* * *
"La pénible affaire du sac de linge sale"

-Il avait buté contre un énorme sac de linge sale abandonné au milieu du désert.

-Ce sac de linge sale dans lequel il avait mis tout son amour-propre.

-Chaque vendredi, il porte un sac de linge sale à sa banque.

-Le sac de linge sale fuyait, on pouvait le suivre à la trace.

-Le sac de linge sale bougeait. Et il venait vers lui.

-Il vida son sac de linge sale cul-sec. 

lundi 4 février 2013

aujourd'hui ça me regarde (358-8)

... ça me regarde ?
Effectivement, 
hé Sam, regarde !
Sam arrange
Sam irrite 
Sam suffit 
Sam touche
Sam intéresse
Sam émeut
Sam bouleverse
Sam étonne 
Sam endort
Sam échappe
Sam afflige
Sam dérange
Sam use 
Sam pique 
Sam oblige  
Sam fatigue
Sam gonfle
Sam en tas
Sam s'y fie 
Sam plaît 
Sam y dévisse junior  
Sam ôte traces
Sa mousse tache
Sam ou Rail 
Sam, c't'air d'âne...  
Sam hérite des baffes !

dimanche 3 février 2013

aujourd'hui question idiote (357-9)

Étudions ensemble si vous le voulez bien la question de la question idiote.
J'écarterai d'emblée pour plus de clarté dans l'exposé la question épineuse et vraisemblablement insoluble -qui frise le mauvais concours de circonstance- de la question idiote de la question idiote de la question idiote pour ne pas mourir totalement pareil.
Je vais donc me contenter de deux exemples.
Lorsque j'étais jeune et insouciant, c'est-à-dire en formation initiale professionnelle -option tours pendables- nous étions un trio à nous partager les questions incompréhensibles à l'adresse du prof. Ambiance "Est-ce que pourquoi ?"... Ah c'est malin !
Autre point, lorsque parfois (c'est rarissime) il m'arrive de tomber sur une interview de sportif après l'effort (genre jus de gazon ou autre) il m'apparaît nettement que non seulement les réponses sont vaines et idiotes (vides, creuses, on s'en tape, ta gueule, va courir) et que les questions n'ont rien à leur envier !


samedi 2 février 2013

aujourd'hui toujours par deux (356-10)

Toujours par deux, ah oui ?  

Et tiens voilà que le coup du "dilemme" pend au nez des grands ordonnateurs trois-cent-soixante-sissiens. 
Consigne consignée, j'ai bien envie de la rapporter.  
Essayons avant, dans le style "ça passe ou ça casse", ne prenons pas de paires de gants, surtout pour une bonne paire de claques, clic clac et c'est parti pour le grand choc !
...

Temps de réflexion.

... 

(temps de réflexion se prolongeant )

.... 





Alors. 
Par deux, très bien. Toujours par deux, ah oui ? Un indice, siouplaît, Granzordo ! 
...
Est-ce qu'ils se complètent ? ou bien s'opposent ?
Sont-ce duels ou duos ou paires éternelles ?
Sont-ce des "pile ou face", ou des quittoudouble ?
C'est l'poivre ?
Ying pong ou ping yang ? ou alors King Kong ?
L'endroit vaut l'envers ? l'entordu et l'enbleu ?
Est-ce lui ou son reflet ?
Granzordo, répondez !  

vendredi 1 février 2013

aujourd'hui coup (355-11)

Encore un billet où il faut en mettre un coup ? 
Heureusement les douze derniers ont commencé ! 

Alors...
En tenter un pour le tenir,
histoire de ne pas en prendre un mauvais,
d'y rester dedans,
et donc le faire double ! 
L'idéal serait de le monter,
pour en frapper un grand,
estampillé "de Trafalgar",
façon "de pot" ou "sûr"...

Montrer par là que,
les trois depuis longtemps frappés,
après avoir dépassé les 300 billets
on en prend soudain un de vieux et 
forcément, on l’attrape.

Le coup.

jeudi 31 janvier 2013

aujourd'hui moment lumineux (354-12)


Quelques réaménagements plus tard, dans notre salon, ce fut cela.

mercredi 30 janvier 2013

aujourd'hui oublié de (353-13)


Je ne sais pas ce que j'ai fait de mes lunettes.
Où ai-je posé le livre que j'avais en main il y a cinq minutes.
Et mes clés ?
Tiens, j'y pense, ai-je bien verrouillé la voiture après m'être garé ?
Et mon portable bon sang ! Est-il dans ma poche, ou dans mon cartable,  ou posé dans l 'entrée ?
Sur mon bureau  je le savais ! Ah non, je pensais pourtant...
Je sens que je vais devoir m'appeler.
Étonnant de ne pas se rappeler ce qu'on fait. Ce qu'on a fait.  Je ne vous l'ai pas déjà dit ?
Et ce n'est pas une plaisanterie.
J'ai oublié de vous dire que je ne sais pas ce que j'ai fait de mes lunettes.
Et le livre que je lis, où diable l'ai-je posé ? A côté des clés ?

mardi 29 janvier 2013

aujourd'hui une princesse (352-14)

Je me souviens, quel moment de plaisir ce fut, avoir lu ce qui suit à mes élèves. Cela fait bien vingt ans je pense... Hilarité générale dans la classe. Et je m'étais dit, je vais le leur lire à toute vitesse. Effet garanti et pari tenu ! 
Essayez si le cœur vous en dit...

Problème
Un roi a trois fils, dix-huit serviteurs, quinze servantes, deux chiens, huit chevaux et trente-quatre pantalons. Un jour, il fait venir ses fils et leur dit :
- Je suis né le 18 octobre 12447 à 6 h 33. Étant donné que nous sommes aujourd'hui le 26 juillet 12518 et qu'il est exactement 13 h 42, vous pouvez calculer à la minute près l'âge que j'ai. Je suis las de gouverner et j'ai décidé de me retirer. Me succédera celui d'entre vous qui me rapportera la calculette que m'a volée jadis le sorcier de la Montagne Noire. Bonne chance à vous trois !

Le fils aîné achète une carte du royaume et part à 14 h 18 avec sa voiture de sport. Il roule à une vitesse moyenne de 182 km/h. Après avoir parcouru une distance de 57 km, il tombe sur un contrôle routier dans une agglomération où la vitesse est limitée à 50 km/h. Les gendarmes lui retirent sur-le-champ son permis de conduire.
Le deuxième fils du roi se rend à la gare. La demoiselle des renseignements lui indique que le prochain train part à 15 h 02, qu'il roule à la vitesse de 115 km/h et qu'il rattrapera tôt ou tard le train précédent, parti à 13 h 33 et roulant à la vitesse de 56 km/h. La demoiselle des renseignements a une très jolie voix. Le fils du roi, pour l'entendre, lui fait répéter deux cent soixante et onze fois l'heure du train. Tant et si bien qu'il rate le départ.
Le fils cadet décide de partir à pied. Il parcourt 203 km en neuf étapes. Arrivé sur la Montagne Noire, il aperçoit une vache sanglotant dans un champ. Il lui demande la cause de son chagrin.
Elle lui explique qu'elle est la fille d'un roi riche et puissant, mais que son professeur de mathématiques l'a transformée en vache parce qu'elle n'a pas trouvé la solution de l'exercice 34 page 176. Le prince cadet prend le livre de mathématiques de la princesse-vache et résout le problème en un rien de temps. Paf ! La vache redevient une merveilleuse princesse. Pour remercier son sauveur, la princesse lui donne un double décimètre magique et un gros baiser sur la joue. Le prince grimpe jusqu'au sommet de la Montagne Noire et trouve le sorcier devant sa grotte. Le sorcier se précipite sur le prince avec une équerre et un compas, mais le prince lui donne un coup de double décimètre sur la tête et le transforme en parallélépipède rectangle.
Le prince rentre chez lui avec la calculette électronique de son papa. La princesse décide de le suivre. Ils marchent à une vitesse moyenne de 4,032 km/h. La princesse dit "Ah, que j'ai mal aux pieds !" mille quatre cent soixante-quatre fois par jour.
Arrivé au château royal, le prince est sacré roi et épouse la princesse.

Question: combien de temps vivront-ils heureux et combien auront-ils d'enfants ?
(c) Bernard Friot Histoires pressées Milan poche junior 

lundi 28 janvier 2013

aujourd'hui bu (351-15)

Boire passant souvent par avaler.  On pourrait donc...
Boire des couleuvres. Boire la grenouille. Boire la mer et les poissons. Boire la pilule. Boire le morceau. Boire sa langue. Boire ses mots. Boire son acte de naissance. Boire son parapluie. Boire tout cru.

Bu, venant de boire qui passe souvent par avaler, mène à avalé.
C'est peut-être ce qui s'est passé (plus ou moins bien) avec ce billet ?

dimanche 27 janvier 2013

aujourd'hui journée des pieds (350-16)

Saviez-vous que les journées de ceci ou de cela sont très nombreuses ?
Je me suis posé la question il y a peu, je me demandais, je m'inquiétais et j'ai vérifié une impression... qui s'est confirmée.
Tout d'abord, un peu de gravité, le 27 janvier n'est absolument pas la journée des pieds, c'est la journée de  commémoration de l'ONU en mémoire des victimes de l'Holocauste.

Ceci posé, j'ai déroulé le calendrier, le programme est vachement bien.
Quelques incertitudes toutefois : je suis peu sûr d'être disponible le 11 mars pour la journée de la plomberie. Si le 20 mars je suis triste (ça peut arriver, on ne sait jamais) , je vais manquer lamentablement la journée du bonheur, et merde !
Ferai-je un effort le 25 mai pour la journée de la serviette ? J'aurai mieux à faire le 11 juin (journée du tricot). Cela me semble compromis le 3 octobre (journée des ninjas).

Vous avez saisi que la tâche peut rapidement s'avérer très complexe et même friser l'insurmontable.
Pourtant, le secret c'est l'organisation.
Un exemple ?

Si quelqu'un vient me faire chier le 13 novembre, je vais rater la journée de la gentillesse mais je peux me rattraper 3 jours plus tard avec la tolérance: sauvé !
De quoi retomber sur ses pieds, non ?

samedi 26 janvier 2013

aujourd'hui numéro en couleur (349-17)

Un arc-en-ciel d'idées n'enflamme pas mes neurones à la lecture de cette consigne.
Reprenant donc le chemin maintes fois emprunté depuis le début des trois-cent-soixante-six, j'ai compté évoquer un moment le prisonnier, la série télévisée, mais... rien, c'était un mauvais calcul. Les impasses se multiplient : ma pensée chemine du côté du cirque mais en mauvais funambule je chute lourdement.  Ne pouvant me soustraire plus longtemps à l'exercice, en fin de compte, je choisis le 7 rouge.

vendredi 25 janvier 2013

Aujourd'hui ce qui vous empêche d'écrire (348-18)

D'écrire, certes, mais quoi ? 
Ce que l'on écrit, sa nature, sa destination, pourquoi on l'écrit ...

Cette distinction que j'opère est quasiment automatisée chez moi. Noter, prendre des notes, constitue déjà une forte part de mon activité professionnelle. J'y suis donc préparé à la fois dans la tête et matériellement. Sur ce type de situations, pas d'entrave, je me sens capable de noter quelque chose de "fonctionnel" quelle qu'en soit la masse, dans n'importe quelle situation ou presque.
Ce sera différent dans les situations qui relèvent de mon choix personnel où je peux maîtriser davantage mon temps et l'utilisation que j'en fais. 
D'autant évidemment que je n'écris pas les mêmes choses !
Ces dernières années, cela se passe exclusivement sur le ou les blogs, avec les billets que je publie sur l'un comme sur l'autre avec une distinction pour le second - que vous lisez peut-être à cet instant- qui se dirige lentement mais sûrement vers sa fermeture (en écriture en tout cas, pas en lecture) lorsque les 366 réels seront à bon port (?) ...
"Naturellement" orienté vers l'écrit, j'ai tissé je pense un système (ma toile ?) qui me permet de saisir l'opportunité d'écrire ou de la différer en gardant l'idée et surtout sa trace.
Certes les blogs me permettent occasionnellement d'ouvrir des billets au brouillon, mais j'en ai très très peu finalement, sur la masse. Et je vais donc revenir ici à la prise de notes, avec le bout de papier qui finira froissé dans la poche dans l'attente du moment propice. Si je suis chez moi, dans le bureau avec le calepin, ou ailleurs dans la maison, le vieux morceau d'enveloppe fait et fera toujours l'affaire. 
N'oubliant pas que je n'écris jamais rien de très long en définitive et que je suis loin de faire œuvre littéraire. Ce n'est pas mon propos, pas mon but, je tends surtout du côté du plaisir de composer, de déposer par les mots et avec les mots, des traces sur lesquelles je me laisse bien souvent et bien volontiers emmener par eux.
Travail d'équipe ! 
Bien. Si je reviens (enfin !) à la consigne, toute cette prose préalable m'amène à chercher ce qui m'empêche d'écrire, m'entrave, me rend impossible, me gêne ...
Rien dans le provisoire, rien dans le cheminement. Pas d'endroit où me poser ? non. Une panne de courant ? non. Un stylo perdu ? non. Dix de retrouvés ? non. Pas d'ordinateur ? non.Le sentiment d'avoir tout dit ? non. Celui de n'avoir rien à dire ? non plus. Manque de temps ? jamais durablement ! Mon bloc fini ou mon calepin égaré ? non. La fin de ce blog ? toujours pas.
Et je pourrais multiplier les exemples à l'envi.
Peut-être qu'il ne reste guère d'hypothèse autre que définitive ?

jeudi 24 janvier 2013

aujourd'hui c'est long (347-19)

Si c'est ding, ça peut faire dong.
Si c'est noué ou cousu, alors sarong. 
Cy c'est rano, ce sera une capsule oblongue.
Si ... faut pas l'faire, c'est l'Himalaya en tong.
Si vous parlez de l'éternité, en effet, c'est long.
Surtout vers la fin. Un peu comme les réels ?!?!?!

mercredi 23 janvier 2013

aujourd'hui mélange (346-20)

Etrange
ce mélange !
dit l'ange

Vide l'ange,
vidange !
dit l'âne

Etrange,
mais l'ange
mélange !

Etrange,
l'ange se mélange,
se mêle l'âne.

Vie d'ange,
c'est pas une vie, danger !
dit l'âne.

Pourtant
The times they are a-changin'
Dylan (tapant des pieds)

Alors mélange fatal
mes anges s'envolent
et mésanges passent.

(A la manière de Prévert)

mardi 22 janvier 2013

aujourd'hui la force (345-21)

La force est un genre dramatique qui a pour but de faire rire et qui a souvent des caractéristiques grossières, bouffonnes et absurdes. La force entre également dans la composition de recettes de cuisine. 

La farce est une vertu cardinale équivalant au courage. La farce est synonyme de violence. La farce du vent se mesure sur l'échelle de Beaufort. La farce physique est la farce musculaire.

A moins que tout ceci ne soit qu'une furce ?


lundi 21 janvier 2013

aujourd'hui dégoût et des couleurs (344-22)


dégoût et des couleurs
d'égoût et d'écouleur 
l'égoût et des coudeurs
laid goût hait découd l'heur
dé goût aidé coup leurre
d'égoût haie des cous l'heure
dégueu hé tes couleurs !
des gueux et tes coûts l'heure
des coups et des gouleurs
des goules et des coups heurts
des coups et tes douleurs 
des goûts été cool heure
dégouhédécouleur hon nedisputepa
gustibus et coloribus non est disputandum





dimanche 20 janvier 2013

aujourd'hui sans pitié (343-23)

Aujourd'hui, sans pitié, d'accord, 
mais ...

a
v
e
c

s
a
l
p
ê
t
r
e

h
i
e

?

samedi 19 janvier 2013

aujourd'hui dilemme (342-24)

Comme certaines lectrices et certains lecteurs [réguliers, courageux, assidus, opiniâtres, hardis, permanents, inconscients, intrépides] le savent, il a été ici question quelquefois avec une certaine récurrence de pieds, de chaussures, et - soyons plus précis, quitte à mettre les pieds dans le plat- de lacets de chaussures.
En une tentative un peu boiteuse de "running gag", est ainsi apparu, au fil de certains billets, un questionnement frisant l'angoisse métaphysique à propos du laçage de chaussures le matin.
Je n'en suis que plus à l'aise pour proclamer aujourd'hui que commencer par la gauche, par la droite constitue désormais un dilemme résolu, non pas parce que je m'aperçois que j'entame l'opération le plus souvent par la gauche, mais parce qu'au bout du compte, lorsque je me remets sur mes pieds, tout est lacé.
Et je peux donc y aller. C'est d'ailleurs ce que je fais de ce pas.   

vendredi 18 janvier 2013

fragment d'aujourd'hui raconté en recette de cuisine (341-25)


Cassez l’œuf de la consigne, et battez-le pour qu’il mousse,
Incorporez d’un zeste sûr un trait d’esprit bien choisi
Versez ensuite un jus d’à-propos
Ajoutez dix décilitres du lait entier de votre pensée puis laissez reposer
Goûtez et ajustez si besoin 
 
Pétrissez la pâte des mots puis répartissez-la dans les moules des Réels
Versez ensuite goutte à goutte
Votre mousse dans chaque moule
Mettez au four quelques minutes
Publiez et laissez déguster

NB: Merci...rano !


jeudi 17 janvier 2013

aujourd'hui film dont vous êtes le héros (340-26)

Dans cette étrange affaire, je ne tirerai pas sur le pianiste. Non, ça c’était l’année dernière à Marienbad, drôle d’endroit pour une rencontre, et puis la mariée était en noir, en plein soleil. 
Que voulez-vous, dans un monde sans pitié, il faut bien vivre sa vie, tel le petit soldat, et pas seulement comme un singe en hiver. Surtout éviter le mépris. 
Et, selon son bon plaisir, partir vers la baie des anges ou pour un week-end à Zuydcoote même si la guerre est finie, oublier les parapluies de Cherbourg, le mauvais sang et la répulsion qu’ils inspirent, se croire en grandes vacances. 
Ou encore, un dimanche à la campagne, franchir le cercle rouge, et, folie des grandeurs, installer un bateau sur l’herbe :  après tout, l’aventure c’est l’aventure, et hop au-revoir les enfants, avec ou sans valise…Ce serait un peu l’an 01, on ressemblerait aux naufragés de l’ile de la tortue, dans un moment d’égarement. 
Et, enfin, ouvrir le livre des rêves... 
Il y a  2 ou 3 choses que je sais d’elle, la femme d’à côté, tel un obscur objet du désir, comme Pauline à la plage. J'imagine des baisers volés sur le genou de Claire. Une chambre en ville. Là, on se ficherait bien du dernier métro : la vie est un roman.

mercredi 16 janvier 2013

aujourd'hui mal (339-27)

M ou Mme REELS
366 rue la prise rapide
...


Cher Monsieur, chère Madame,
je vous prierai de bien vouloir excuser mon incapacité totale à répondre à la consigne aujourd'hui pour raison familiale.
En effet, notre fille cadette fêtant ce jour ses 24 ans, je ne vois pas où est le mal.
Je vous prie de bien vouloir vous remercier de votre compréhension, et je vous prie d'agréer l'expression de ma haute considération.
K


mardi 15 janvier 2013

aujourd'hui j'attends (338-28)

Aujourd'hui je pense à hier, ou même avant-hier.
...
C'était en 1976.
J'aimais bien Michel Jonasz, je l'ai écouté régulièrement jusqu'à l'album Tristesse de 1983. 
J'ai beaucoup de tendresse pour ses disques des années 70.  
Et puis son virage esthétique et plus mystique (Unis vers l'uni) m'a laissé en route. 

Cela ne retire rien à Super Nana, à Changez tout, à J'veux pas qu'tu t'en ailles, à 25 piges dont 5 au cachot. Ni à celle que je mets en partage, apparemment présente dans aucun album... 
L'époque des 45 tours peut-être ? 



 

Je voulais te dire que je t'attends et tant pis..... Qui était-ce ? Laurence, Mireille,Valérie ? 


lundi 14 janvier 2013

aujourd'hui transparences ( 337-29)

S'il existe comme on pourrait le supposer différentes acceptions du mot transparence, les domaines où ce mot est utilisé étant assez nombreux, je suis plutôt content d'indiquer malicieusement que j'ai lu il y a peu un article -qui s'est révélé obscur- sur la transparence référentielle (touchant aux programmes informatiques), elle-même soudain revêtue d'opacité.

Joli paradoxe, tout est relatif finalement.
Et même si vous pouvez fort bien penser qu'il faut que j'arrête impérativement de lire tout et n'importe quoi.

dimanche 13 janvier 2013

aujourd'hui ce qui ne fonctionne pas (336-30)

" Ne serait-ce pas, chère amie, comme s'il s'agissait malheureusement d'une fâcheuse habitude qui trouble trop souvent la quiétude matinale de cette noble demeure au moment privilégié et de surcroît reconstituant du petit déjeuner, cette putain de saloperie de bordel de grille-pain de merde ?"

samedi 12 janvier 2013

aujourd'hui description du comportement des humains (335-31)

"Tentative" de description d'un comportement des humains.

vendredi 11 janvier 2013

aujourd'hui à midi pile (334-32)

Si l'on veut bien, pour une fois, tenir compte de l'équation du temps et de sa courbe annuelle (l'analemne), aujourd'hui, à midi pile, il ne sera pas midi pile.
Et je ne vous parle même pas de l'heure d'hiver ni de l'heure d'été.
Ce n'est pas la peine !

Tout ceci étant dit ,bien sûr ,sans vouloir chercher midi à quatorze heures.

jeudi 10 janvier 2013

aujourd'hui livre posé (333-33)

Même si je retrouve ici les effluves d'un billet posté me semble-t-il aux débuts des trois-cent-soixante-six, je m'en vais aujourd'hui lister les livres posés près du lit, un pluriel donc, faute d'un singulier qui n'est pas ou qui m'obligerait à trier subjectivement, à extraire un titre, ce dont je n'ai pas envie.
Je précise juste que certains sont en cours de lecture, d'autres les plus nombreux sont à lire (parmi lesquels certains m'ont été offerts ou prêtés, voire empruntés en médiathèque), enfin deux sont terminés mais stationnent encore là pour d'éventuelles nouvelles incursions.
Enrique-Vila Matas /Le Mal de Montano, 
Olivier Adam /Les Lisières, 
Ian Rankin / Plaintes, 
W.Wilkie Collins / Pierre de Lune, 
Haruki Murakami / Kafka sur le rivage 
+ Danse danse danse 
+ Autoportrait de l'auteur en coureur de fond, 
Jorge Luis Borges / Le livre des êtres imaginaires,
Enrique Vila-Matas / Air de Dylan
Roberto Bolano / Les détectives sauvages 
+ Nocturne du Chili
Jean-Philippe Toussaint / L'urgence et la patience
Maurice Attia / Alger la noire +  Pointe rouge + Paris blues (une trilogie)
Neil Young / Waging heavy peace

Pour recoller un peu à la consigne, le dernier livre "posé" avant ce billet étant le premier listé !

mercredi 9 janvier 2013

aujourd'hui tentative de liberté (332-34)

Tentative  de  liberté.

mardi 8 janvier 2013

aujourd'hui une question lue quelque part (331-35)

"Que venais-tu chercher dans le désert ?"

lundi 7 janvier 2013

aujourd'hui surprise (330-36)

Un serpent à café avec un moulin à lunettes
Une machine à l’œil avec une larme à écrire
Une brosse à la fraise avec une glace à dents
Un compositeur de lune avec un croissant de musique
L’échelle des Soupirs avec le pont des salaires
Une armoire à l’orange avec un canard à glace
La rue de la farce avec le dindon de la paix
Une langue de fer avec une santé de bois
Le miroir aux myrtilles avec la tarte aux alouettes
Une clé à distance avec une mise à molette
Un gardien de pompier avec une échelle de la paix
La barbe à dos avec un sac à papa
Un pied à faux avec un porte à terre
Une prise de chevet avec une lampe de bec  
Un Homme-manteau avec un porte-tronc
Un homme d’abrutis avec une bande d‘affaires
Une boîte à couper le beurre avec un fil à surprise

(K)ortège / à la manière de Prévert - Cortège

édit / 13:08 / sur le vif / 
le cortège prend de l'ampleur grâce à lapassante (merci !) 

Une divine surprise et une comédie de taille
Un exercice à la Prévert et un inventaire de style
Une cantatrice à la patte et un fil chauve
une mémoire de souris et un trou d'éléphant
Une trêve des hostilités et une reprise des confiseurs ?

dimanche 6 janvier 2013

aujourd'hui que deviendra cet enfant plus tard ? (329-37)

Celui-ci ?












Bien que ce soit un autre moi-même, il se pourrait fort que -quelque quarante-six ans après et sans l'avoir une seconde à l'époque envisagé - il rédige le message de ce jour !

samedi 5 janvier 2013

aujourd'hui acheté ( 328-38)

Je pense souvent, c'est-à-dire que j'y suis sensible et attaché, à certaines journées au bout desquelles je n'ai (nous n'avons) rien acheté, absolument rien acheté.
Elles ont indiscutablement - et quelles que soient les circonstances qui les ont amenées- un autre parfum.
...
Et quelle économie en pots de vin !

vendredi 4 janvier 2013

aujourd'hui le plus petit des petits riens (327-39)

Vous voulez peut-être dire en bas à droite ?


























































































































































































































































































































































































Petit rien.

jeudi 3 janvier 2013

aujourd'hui taper (326-40)


Taper (1).

Lire la consigne. Réfléchir. Chercher. 
Evoquer. Relier. Revoir. Se souvenir.
Se projeter. Déclencher.
Noter. Choisir. Développer.
Coincer.
Abandonner. Changer. Eliminer. Reprendre. Recommencer.
S'illuminer. Tenir le bon bout. Sourire. 
Appuyer sur les touches. Saisir. Avancer. Composer. S’arrêter.
Relire. Vérifier. Compléter.
Poursuivre. Se satisfaire. Se contenter. Toiletter.
Achever. Envoyer. Cliquer. Respirer.
Publier.

(1) A la manière de Georges Perec (Déménager) 

mercredi 2 janvier 2013

aujourd'hui bleu (325-41)

Les yeux pleins de bleu.
Aspiration au calme.
Et les mots
si présents - trop ? - ces dernières heures
peuvent bien s'éclipser...

mardi 1 janvier 2013

aujourd'hui résolutions révolutions (324-42)

Point 1  
Tout de suite les grands mots. Trop académique, orthodoxe... 
Et en plus ça cliche, et l'emphase qui guette ne me dit rien de bon. 
Point 2
Le millésime a changé. Bien, c'est noté !
Comme tous les jours, cela ne m'a pas empêché de me lever.
Point
Quant aux changements, radicaux ou pas, suggérés par l'astucieuse consigne du jour... Voyez plutôt :  
Ici ce seront juste poursuites, avancées, détours, persévérances comme engagements renouvelés, consolidés. Sans négliger bien sûr découvertes, espaces inconnus, horizons repoussés.
Point 4
Et puis les miens, les miennes, à portée de regard, de main, de voix, de bras. A portée de pensée(s).
Point 5 
Et puis aussi, forcément... livres. Textes. Poèmes. Musiques. Paysages. Mots écrits, mots parlés et murmurés. 
Point 6 
De l'attention, des yeux ouverts, un cheminement inchangé dans un jardin cultivé modestement.
Point 7 
Et j'en oublie.
Et il y a tout ce que je ne sais pas. 
Alors ...
Point 8 
Alors ? Résolutionnaire ? Révolutionnaire ?  Des questions ?