Ecrire sur le vif, en ne sachant pas de quel bois sera faite
la journée, peut conduire à la citation. Il faut sans doute ne pas user et
abuser du procédé comme échappatoire.
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Trop facile, non ?
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Oui et non.
Car il y a la réalité, ce qui s’impose à moi lorsque je lis
la contrainte du jour et il y a aussi l’idée joyeuse du partage. Je cherche, je vais puiser dans mes ressources, les
références que je me suis donné, ce que j’ai retenu, mon catalogue mental avec
les outils, les étais qui me tiennent debout.
Alors voilà, aujourd'hui, c'est la lettre ouverte de Julos Beaucarne écrite
en 1975 après l’assassinat de sa femme, texte qui m’a souvent fait penser dans son humanité
déchirante à « Si c’est un homme » de Primo Levi.
Extraits…
« Amis
bien aimés,
Ma
loulou est partie pour le pays de l'envers du décor. Un homme lui a donné neuf
coups de poignards dans sa peau douce. C'est la société qui est malade. Il nous
faut la remettre d'aplomb et d'équerre, par l'amour, et l'amitié, et la persuasion. (…)
Sans
vous commander, je vous demande d'aimer plus que jamais ceux qui vous sont
proches. Le monde est une triste boutique, les cœurs purs doivent se mettre
ensemble pour l'embellir, il faut reboiser l'âme humaine.(…)
Je
suis maintenant très loin au fond du panier des tristesses. On doit manger
chacun, dit-on, un sac de charbon pour aller en paradis. Ah ! Comme j'aimerais
qu'il y ait un paradis, comme ce serait doux les retrouvailles.
En attendant, à vous autres, mes amis de l'ici-bas, face à ce qui m'arrive, je prends la liberté, moi qui ne suis qu'un histrion, qu'un batteur de planches, qu'un comédien qui fait du rêve avec du vent, je prends la liberté de vous écrire pour vous dire ce à quoi je pense aujourd'hui : Je pense de toutes mes forces qu'il faut s'aimer à tort et à travers. »
En attendant, à vous autres, mes amis de l'ici-bas, face à ce qui m'arrive, je prends la liberté, moi qui ne suis qu'un histrion, qu'un batteur de planches, qu'un comédien qui fait du rêve avec du vent, je prends la liberté de vous écrire pour vous dire ce à quoi je pense aujourd'hui : Je pense de toutes mes forces qu'il faut s'aimer à tort et à travers. »
Oui il FAUT aimer et le dire avant qu'il ne soit trop tard. Mais on l'oublie trop facilement dans notre monde de "cinglés" !
RépondreSupprimerPour sûr, Julos est un homme.
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