samedi 8 décembre 2012

aujourd'hui foule (300-66)

Nous étions là tous deux. Si nombreux.

vendredi 7 décembre 2012

aujourd'hui phrase que l'on m'a dite (299-67)

Citant Frank Zappa, un de mes potes avec qui nous partageons tant de musiques me disait il y a peu "Il y a plus de stupidité que d'hydrogène dans l'univers".
C'était suffisant pour qu'il m'engage à me procurer le numéro de décembre de Jazz Magazine, un spécial Zappa où l'on trouve de quoi jubiler. J'y ai retrouvé bien sûr ces propos.
Et quelques solides rappels pleins de panache :
"Nos systèmes scolaires forment les gosses à un certain style d'ignorance, ils en font des ignorants professionnels. On les programme comme de vulgaires machines à consommer sans âme, puis on les lâche sur le marché des produits et concepts du complexe militaro-industriel qui a besoin d'un monde de décérébrés."
Et réécoutez Freak out !

jeudi 6 décembre 2012

aujourd'hui un secret ( 298-68)

Je vous épargnerai de vains espoirs bien trop fols.  
Nulle pratique occulte, pas plus d'accès à quelque   
porte dérobée, nulle allusion à une forte discrétion 
et nulle révélation d'une chose tue, aujourd'hui, car
un secret révélé n'en est plus un. Afin de le savoir 
encore faudra-t-il parvenir à ... lire ce message !  

mercredi 5 décembre 2012

aujourd'hui masques et attitudes ( 297-69)

"Je suis passé tant de fois par ici. Je ne puis les compter.
Plus lointains que le Gange me semblent les matins et les soirs qui m'ont vu là. Les revers de la fortune importent peu. Ils font déjà partir de cette docile argile, mon passé, effacée par le temps ou transformée par l'art et qu'aucun augure n'a déchiffrée.
Peut-être y eut-il dans les ténèbres une épée ou peut-être une rose. Des ombres confondues aujourd'hui les gardent en leurs refuges. Il ne me reste que les cendres. Rien. Libre des masques que je fus, je serai dans la mort mon total oubli."

Piedras y Chile 
Borges
trad. Françoise Rosset

Illustration que l'attitude qui consiste à se réfugier derrière un masque par le biais d'une citation a encore de beaux jours devant elle !

mardi 4 décembre 2012

aujourd'hui jeu de société partant d'une case départ (296-70)

D'emblée l'intitulé du jour - aussi mal formulé soit-il - me fait penser plutôt à la case d'arrivée.
Hors de vue, elle est M cruellement inconnue à celles et ceux qui, traités en véritable bétail, déshumanisés, déconsidérés, dépris en I décompte, sont déplacés au T mieux et virés du "jeu" pour le pire.
Ce jeu que la société et les sociétés jouent en contrôlant  T des vies comme des pions, comme des "variables d'ajustement".
La somptueuse logique A de la performance, de l'entreprise, où tout doit être rentable, efficace, où tout se gère et où tout va tellement bien, regardez tout autour, c'est L paradisiaque, ça marche tellement fort, continuons... 


lundi 3 décembre 2012

aujourd'hui une coupe franche (295-71)

C'est bel et bien ce que je demande régulièrement.
A savoir toutes les 5 semaines en moyenne, lorsque je suis chez le coiffeur.
L'objectif est clair.
La personne qui me coiffe le sait.
Que je n'aie pas besoin de me peigner d'ici la prochaine visite !
Cela donne peut-être une idée franche de la frange et surtout de la longueur de la coupe ?

dimanche 2 décembre 2012

samedi 1 décembre 2012

aujourd'hui en retard ( 293-73)

Calme et patient de nature, posé ou lent par choix, je suis toutefois capable de changements de rythme.
(Mes filles, si vous me lisez... )
Cela n'empêche nullement qu'une tenace réputation de retard me poursuit et finit par me précéder chez moi.
Injuste car cette appréciation confond horaire précis, durée et tempo, un peu comme urgence et patience tiens comme dirait Toussaint, lu récemment. D'autant que je suis dans 99 % des cas à l'heure, que j'estime en général parfaitement le temps nécessaire à l'accomplissement d'une tâche ou d'un trajet et que je m'organise en conséquence.
Le 1% qui reste ?
Un impondérable -comme on dit- d'autant que je pars toujours ou commence à l'heure dite et prévue.

vendredi 30 novembre 2012

aujourd'hui le prix à payer (292-74)

Le prix à payer,
de quoi parle-t-on ?
Qui paie quoi ?

Acquitter l’addition,
Remettre la rançon 
Trouver une somme coquette,

Faire le compte,
Faire baisser la cote,
Négocier un tarif sans supplément

Faire valser les étiquettes,
danser les prix, et ...
régler la note ?   

Eviter la douloureuse 
Se garder des faux frais (vrais !)
un total astronomique ?

Demander une rallonge
monter le salaire
réclamer son cachet

Garantir la facture,
Modérer le loyer
Tenir les coûts -sans heurts-  

Augmenter le montant,
faire flotter la taxe 
le rubis sur l’ongle

Donner son tribut
pour paiement indu
des pots cassés

jeudi 29 novembre 2012

aujourd'hui rues ( 291-75)

Les rues ont des noms. Doucement évocateurs.
Dans ma bonne ville, j'ai noté particulièrement ceux qui suivent, quelques endroits me sont connus, d'autres à découvrir ... Où peuvent-elles bien nous conduire ?
Allée des 4 jeudis, Allée de la Tremperie, Avenue de l'Air du temps, Boulevard des Belges, Chemin Tournerond, Chemin de Barbotte, Promenade Sorbiers des Oiseaux, Impasse de la Rêverie, Passagede la PouleNoire, Place du Pilori, Quai Moncousu, Quai de la Fosse, Rue de la Basinerie, Rue des Cadeniers, Ruelle des 100 pas, Ruelle des Quarts de Barbin...

mercredi 28 novembre 2012

aujourd'hui détails au plafond (290-76)


Allongé sur le lit je ne dors pas.
Ombre.
Mes yeux se promènent au plafond. Ils laissent des traces de pas.
Je marche sur la tête, tisse mon étoile.
Etrange.
Détails ? 

mardi 27 novembre 2012

aujourd'hui armé comme le béton (289-77)


armé comme le béton, 
bétonné comme une chaussée
chaussé comme un géant
géant comme une étoile 
étoilé comme la voie 
voilé comme le temps
tendu comme une main
maintenu comme le désordre
désordonné comme la vie
vivant comme une langue
langoureux comme une caresse   
caressant comme un regard
 regardant comme un curieux
découvreur étonné
chercheur trouvé
explorateur  embarqué

blindé comme son aéroplane !







lundi 26 novembre 2012

aujourd'hui une bonne chose de faite (288-78)

Je me demande si ce ne serait pas ...ça .














En réalité, je suis particulièrement content d'avoir ENFIN réussi à régler correctement mon système de chauffage central qui avait du mal à prendre en compte les 2 nouveaux radiateurs !

dimanche 25 novembre 2012

aujourd'hui tête pleine de ( 287-79)

Aujourd'hui c'est comme d'habitude. Que je la tourne dans tous les sens, ma tête reste pleine de cheveux, de rochers, de poils, de notes, de narines, d’idées, d'oreilles, de papier, d'yeux, d’encre, de dents, de larmes, de bois, de langue, de sable, de sourires, de neurones, de mots, d'os et de muscles, d’arbres, de nerfs, de poussières d’étoiles et de sang.

samedi 24 novembre 2012

aujourd'hui j'étais un animal quand (286-80)

J'étais un animal quand je jouais enfant 
j'étais à la fois le cheval et le cavalier
J'étais un animal quand je jouais enfant 
curieux centaure figurant Zorro 
et bien d'autres héros 
de cape et d'épée
J'étais un animal quand je jouais enfant 
D'Artagnan Lagardère ou Pardaillan
brandissant le fer, 
fins bretteurs (toujours vainqueurs)
J'étais un animal quand je jouais enfant 
Serait-ce pour ça qu'à cinquante ans passés 
je fais encore parfois le cheval dans  l'escalier ?
J'étais un animal quand je jouais enfant 
Et toutes les miennes à la maison de s'esclaffer 
au jeu du "vieux petit garçon" et moi de penser...
Je suis un enfant quand j'étais un animal

vendredi 23 novembre 2012

aujourd'hui séduction de ( 285-81)


Si on tire séduction de séduire, pourquoi pas abusion d’abuser, affriolade d’affrioler, aguicherie d’aguicher, appâture d’appâter, cajolition de cajoler, baratination de baratiner, couillonnitude de couillonner, embabouinage d'embabouiner, embobelinisation d'embobeliner, emberlucoction d'emberlucoquer, vamping de vamper.
Ceci posé, j'ai été séduit récemment par Kiki de Montparnasse, personnage très attachant, dont la vie est racontée dans la BD éponyme de Catel et Bocquet, ouvrage se posant en point de départ avant d'aller plus loin, derrière les miroirs.  

(c) Gustaw Gwozdecki

jeudi 22 novembre 2012

aujourd'hui suffirait de trois fois rien pour que (284-82)

Rien. Rien. Rien.
Et ça suffira bien aujourd'hui.

mercredi 21 novembre 2012

aujourd'hui une chance (283-83)


Ce ne peut être que celle d'avoir vu 
Marc Ducret "Tower bridge" en concert ce mercredi soir !







mardi 20 novembre 2012

aujourd'hui manger boire fumer respirer consommer (282-84)

Manger : bien, ce qu'il faut quand il faut,
Boire : bien, ce qu'il faut comme il faut
Fumer : je ne fume pas,
Respirer : bonne idée !

Consommer :  
la question systémique à résoudre, échapper aux pièges, réduire, maîtriser... 
Que cette possibilité échoie à tous.

lundi 19 novembre 2012

aujourd'hui une lumière (281-85)

En 1998 Hector Zazou a produit 
un album lumineux 
LIGHTS IN THE DARK 
auquel j'ai pensé spontanément ce matin, 
dont je suis content de proposer un extrait.


Dán Nar Marbh

dimanche 18 novembre 2012

aujourd'hui c'est parfois si simple de (280-86)

Alors qu'il n'y avait pas de place pour se garer, et qu'il était venu pour un engagement dans le rôle principal, il redéroula sa vie comme un fil d'Ariane, son parcours ayant connu des bas, des hauts... Pensant après coup que c'est parfois si simple de ... passer à côté. 

samedi 17 novembre 2012

aujourd'hui des bas des hauts (279-87)

Pseud'hauts à tous vents, K racole, K décole, K rit, K rosse, K sent
que K m'isole, (K momie ?), K barré, K bosse, K you 
K piteux, K berné,  K ta strophe ? K ... nada 
K cophone, K narre, K ça t'choque ?
K tes gorilles, K fait, K hein K ha  
K boule, K tard, Dans ce K, 
K danse, base ou K ? 
K par K, chape K
Père est-ce trop I K ?
Relit K,barra K
pas pris K,
K bas ? 
part K ...

O

vendredi 16 novembre 2012

aujourd'hui comme un fil d'Ariane (278-88)

Les belles boucles d'Ariane défilent et se déroule le fil de pensées, fleurs, tiges de fer ikebana du fil, intense fil électrique, tel un fil rouge qui se faufile, le fil amant, qui file Ariane, Ariane ma soeur ne vois-tu rien venir de ce qui se profile cette fusée emporte Thésée l’arpenteur labyrinthique minophobe et filophile vers le fil de l’horizon, le fil coupant de la lame, le fil du temps qui se tend et te déchire, Ariane, un fil de pêche refermera-t-il la plaie, en une couture sans fil à couper le coeur ?

jeudi 15 novembre 2012

aujourd'hui dans le rôle principal il y a ( 277-89)

George Orwell...
dont je lis Decline of the English murder.



In these timeless and witty essays George Orwell explores the English love of reading about a good murder in the papers (and laments the passing of the heyday of the 'perfect' murder involving class, sex and poisoning), as well as unfolding his trenchant views on everything from boys' weeklies to naughty seaside postcards.

mercredi 14 novembre 2012

aujourd'hui un engagement ( 276-90)

Journée de mobilisation contre l'austérité... 
Ce qui me fait penser et devrait donner des idées...



promesse,
parole
action,
combat



... promesse, action, combat, parole, action,
combat
combat
combat

mardi 13 novembre 2012

aujourd'hui pas de place pour (275-91)

Mon humeur matinale étant ce qu'elle est sans qu'il soit besoin de la décrire au moyen d'un qualificatif,  le billet du jour va respecter stricto sensu les contraintes, donc j'écris sur le vif, là maintenant, à l'heure qu'il est,  il se trouve que c'est un moment du quotidien que je vis en direct dans mon bureau en attendant mon tour de douche car on est peu de chose, la date est respectée (non mais !) et je m'astreins pour finir à maîtriser au mieux mon expression pour que le billet n'offre pas de place pour plus de cent mots.

lundi 12 novembre 2012

aujourd'hui derrière une porte (274-92)

Derrière une porte, en l'occurrence une double porte, il peut y avoir ce que l'on devine à travers les vitres.
Il y a aussi ce que l'on voit moins, parce que cela ne se voit plus, c'est-à-dire... allez, douze heures de travail environ pour la poser !
Et derrière une porte, cela peut donc signifier aussi qu'à certains moments, on s'est trouvé dedans, au-dessus, au-dessous, en haut, au sol, dans les coins... Un peu partout !


dimanche 11 novembre 2012

Aujourd'hui pierre à pierre (273-93)

Cailloux lancés, ricochets, improvisés en dix sauts...
top chrono, dictionnaire sous la main !
 1 Pierres qui roulent amassent  mousse, Rolling Stones
 2 Pierre à feu, pierre à briquet  
 3 Mettre les pierres dans le plat, la soupe au caillou
 4 Raining Stones Loach
 5 Je ne vous jette pas la pierre, Pierre : vous êtes saoul Pierre !
 6 Mur de pierre, pierre du mur au pied du mur
 7 Faire des pierres et des chemins 
 8 Pierre marin 
 9 Avoir les pierres sur terre
10 Pierre à Pierre, Paul à Paul, Jacques à Jacques


samedi 10 novembre 2012

Aujourd'hui une personne insignifiante.Vraiment ? (272-94)

Ce ne peut être celui que je vois régulièrement partir à pied presque tous les jours à la supérette du coin pour s'approvisionner en bouteilles, en une marche lente et chaotique. Ce ne peut être cette dame qui fait la manche devant les portes automatiques de cette même supérette, parfois il y a un gamin avec elle.
Des drôles de vies. Des situations fragiles. Insignifiantes, non. Vraiment rien de tout cela.

vendredi 9 novembre 2012

aujourd'hui hommes et femmes ( 271-95)

Un homme qui dit que sa femme n'a pas d'humour oublie qu'elle l'a épousé. (J. Simpson)
Vous avez lu l'article sur cette femme qui a poignardé 37 fois son mari ? J'admire sa retenue. (R. Barr)

(c) So incredible & So irresistible par J-L  Chiflet.

jeudi 8 novembre 2012

aujourd'hui ça a l'air vieux mais (270-96)

Old Man.
Oui , ça a l'air vieux... 





Mais c'est chanté par quelqu'un qui s'appelle Young.
Alors...

mercredi 7 novembre 2012

aujourd'hui j'ai l'habitude de (269-97)

J'ai l'habitude depuis le 13 février 2012 de publier ici-même un billet par jour dans le cadre des 366 réels. Cette habitude est passée à l'essoreuse au fil du temps.
Tour à tour et en boucle, elle a pu être adaptation1, penchant2, rite3, pli4, ordinaire5, routine6, marotte7, travers8, et j'en oublie sans doute9.
Le processus d'accoutumance qu'elle a pu générer m'a conduit à décider il y a quelque temps déjà que je mènerai l'expérience au bout mais que je passerai à autre chose ensuite. Et mes blogs font écho aujourd'hui !
Je publie donc, comme hier et comme demain, demain étant une borne arrêtée au 12 février prochain.
Quant à savoir dans quel registre (de 1 à 9) se situe ce billet...

mardi 6 novembre 2012

aujourd'hui une fleur (268-98)

Je cueille dans le bouquet baudelairien la première strophe de...

Moesta et errabunda (Triste et vagabonde) 

Dis-moi, ton coeur parfois s'envole-t-il, Agathe,
Loin du noir océan de l'immonde cité,
Vers un autre océan où la splendeur éclate,
Bleu, clair, profond, ainsi que la virginité ?
Dis-moi, ton coeur parfois s'envole-t-il, Agathe ?

Baudelaire, Les Fleurs du Mal, Spleen et idéal LXII 

lundi 5 novembre 2012

aujourd'hui dans l'actualité (267-99)


Il y a ce qui émerge, les "informations" récentes, fraîchement démoulées, qu'on a de grandes chances d 'avoir oubliées dès demain. On ferait bien de se demander pourquoi...
En filigrane, les bas instincts flattés avec "y aura-t-il une grosse révélation, affaire louche, enfin révélée ?". L'instant. L'urgence. Le système le bâtit ainsi voyez-vous.
Il y a aussi tout ce qui passe aujourd'hui ou en ce moment, et qu'on ne dit pas. C'est plus sûr dans le système ambiant...
Des pans entiers de réalité dans l'ombre.    

L'actualité n'existe pas ?



dimanche 4 novembre 2012

aujourd'hui ça ne se passera pas comme ça (266-100)

S'il suffit pour passer le pont
de passer le sel,
sans pour autant passer outre
ou même l'arme à gauche,
sera-ce passé sous silence ?
Ou cela passera-t-il inaperçu 
ne passera pas à la postérité ?
Sans tout passer en revue
et sans passer de savon,
passons à l'as !
Passons à autre chose...
(Passez-moi l'expression.)
Cela ne se passera pas comme ça
cela se passera peut-être de commentaire... 

samedi 3 novembre 2012

aujourd'hui en bois (265-101)

Pas mal de choses intéressantes dans le hors-série (le Monde / la Vie) titré "L'Atlas des utopies".

Un petit tour dans l'habitarbre ?


(c) Luc Schuiten

vendredi 2 novembre 2012

aujourd'hui pourquoi c'est compliqué (264-102)

Pourquoi c'est compliqué, et comment aussi ?
Compliqué est un mot que j'utilise fort peu.
J'ai remarqué qu'il a pris, dans les médias notamment, une place envahissante alors que complexe, délicat, difficile, et pourquoi pas subtil, s'offrent à nous.
Il me semble déceler chez l'utilisateur, outre un effet de mode et une paresse insigne, la volonté de passer pour un fin analyste qui aurait saisi les arcanes d'une situation qui est tout sauf simple.
Dommage ! Par un effet boomerang irrépressible, je trouve illico cet utilisateur quelque peu apprêté et cérémonieux, emphatique et alambiqué, et en tous points obscur et nébuleux.


jeudi 1 novembre 2012

aujourd'hui la terre (263-103)

La terre frémissante plein les naseaux... 
PARIS

Dans les lointains de ma rencontre des hommes
le cœur serré comme les maisons d’Europe
avec les maigres mots frileux de mes héritages
avec la pauvreté natale de ma pensée rocheuse

j’avance en poésie comme un cheval de trait
tel celui-là de jadis dans les labours de fond
qui avait l’oreille dressée à se saisir réel
les frais matins d’été dans les mondes brumeux

(Gaston Miron, « J’avance en poésie », in L'homme rapaillé)

mercredi 31 octobre 2012

aujourd'hui métallique (262-104)

Aujourd'hui je n'ai pas manipulé d'argent, je n'ai rien dissimulé sous une chape de plomb.
J'ai pu observer des tuyaux de cuivre, des rambardes en aluminium et des gouttières en zinc.
J'ai retrouvé le cuivre avec quelques fils -de sections diverses- que j'ai connectés afin d'acheminer le courant électrique. 
Je vais poursuivre ma journée et mon chemin sans fatigue avec ma santé de fer et je croiserai -sans aucun doute- et même si je ne les connais pas quelques personnes au cœur d'or.

mardi 30 octobre 2012

aujourd'hui le roi (261-105)

Une conjonction amusante fait -sans que nous nous soyons concertés- que ma fille aînée vient d'offrir à une de ses amies deux albums vinyles 33 tours de Joni Mitchell (les somptueux Ladies of the Canyon et Blue).
Joni Mitchell dont je réécoute justement ces jours-ci les premiers albums (Song to a seagull, Clouds et les deux précités) m'offre sur le vif l'occasion de remplir mon contrat aujourd'hui.
Et c'est très beau.
 
I had a king

lundi 29 octobre 2012

aujourd'hui douleur (260-106)

Les goûts, les couleurs, les cous, les douleurs, les doux, les couleurs, les coûts des douleurs... Si les grandes douleurs sont muettes, alors les petites douleurs sont sourdes ? et le cinéma sourd ? Il n'y aurait pire aveugle que celui qui ne veut entendre  ?  Et il serait possible d'avoir une confiance sourde ? de parler d'une voix aveugle ? d'être muet comme un pot ? d'être aveugle comme une carpe ?
Suffit. Sois sage ô ma douleur et tiens-toi plus tranquille ! 

dimanche 28 octobre 2012

aujourd'hui rondeurs (259-107)

Les rondeurs des rondins me laissent songeur.
Les rondins des rongeurs me laissent songeur.
Les tondeurs de rongeurs me laissent songeur.
...
Un peu comme les pondeurs de la contrainte.

samedi 27 octobre 2012

aujourd'hui un moment de vacances (258-108)

La quinzaine de vacances scolaires qui s'ouvre et nous emmènera  jusqu'au 12 novembre se conçoit aisément comme un moment à déguster. Ouvert.
Avec un "programme" qui n'en est pas un, juste des points de repères volontairement peu nombreux : une brève incursion à Paris autour du 7.
La poursuite des travaux dans la maison. 
Une soirée gastronomico-musicalo-conviviale le 2 au restau, chez un pote qui vient juste de se lancer.
Au jour le jour des lectures et des musiques, aussi, forcément. Des sorties, du côté de l'océan, en espérant une météo favorable.

Et... tout ça, surtout, tranquillement.

vendredi 26 octobre 2012

aujourd'hui première fois que (257-109)

Aujourd'hui c'est la première fois que je poste - entourloupe esquivatoire à tendance hautement fumistique de niveau 3 sur l'échelle du glandage - mon billet à cette heure-là.

jeudi 25 octobre 2012

aujourd'hui parti (256-110)


...
J'aurai rêvé ma vie à l'instar des rivières
Vivant en même temps la source et l'océan
Sans pouvoir me fixer même un mince moment
Entre le mont, le plaine et les plages dernières.
Suis-je ici, suis-je là ? Mes rives coutumières
Changent de part et d'autre et me laissent errant;
Suis-je l'eau qui s'en va, le nageur descendant
Plein de trouble pour tout ce qu'il laissa derrière?
Ou serais-je plutôt sans même le savoir
Celui qui dans la nuit n'a plus que la ressource
De chercher l'océan du côté de la source
Puisqu'est derrière lui le meilleur de l'espoir ?

Oublieuse mémoire (IV)
Jules Supervielle 
1948

mercredi 24 octobre 2012

aujourd'hui sens interdit (255-111)


--> 
Secrets ébréchés, noctambules soliloques,
imperceptibles nomades tenant enfouis rites déclenchant insomnies terreuses
...
Toutefois ils disent revenir exaltant tout néant innommable
sous nos embrumés silences 
 <--

mardi 23 octobre 2012

aujourd'hui à la poubelle (254-112)

Tiens, aujourd'hui je jette mon dévolu sur l'idée de passer à la poubelle (à l'instar d'Alain Souchon qui chantait "L'amour à la machine) les rêves oubliés, les projets remisés, les espoirs déchus, les aspirations expirées, les intentions inabouties, les idées abandonnées, les attentes déçues, les soifs inaccomplies... en les traitant comme d'authentiques "déchets" verts bien présents, perdurant dans le continuum malgré "tout", comme éléments indispensables du grand recyclage...
Alors, peut-être que...

lundi 22 octobre 2012

aujourd'hui il faudrait un mot pour désigner ( 253-113)



Le lémardin frotritique matuble fort dans la caumie ce qui casbarcelle l’arvue dans le ganiet de la fomboce. Mais, cricrane turorien ou casphadou asrideur, le géphanet devient-il  hébial ?
- Non, si la celcuse bahize la névore du neurocutron et concomelle mal la vilture dans le fescle bogimal. 
- Oui, si un volproubar motatique peut turgarer le fernoir et le rimèbe dans la nylanche, uniquement quand le rintrouneur plarien tognobelle l’eubarbelle avant.
Dans ce cas, le prupriniet, avec l’eufus,  fèse le surkalet par le némofus de l’étiscope et conspège en même temps, le pordaniet cilanrien, la veltribelle bruvore et le cautiel fontal.

dimanche 21 octobre 2012

aujourd'hui attention particulière à ne pas faire (252-114)

La contrainte d'hier et celle d'aujourd'hui se présentant comme un recto verso, un dyptique, cela pouvait laisser supposer que j'allais préparer une entourloupe esquivatoire à tendance hautement fumistique de niveau 2 bien à ma façon dans mon jeu avec les consignes, comme les lecteurs réguliers ou occasionnels  peuvent l'avoir...hum... remarqué.
C'est ainsi que, me sentant -peut-être à tort- attendu au tournant sur ce terrain (y compris par moi-même), je prête aujourd'hui -avant de la rendre et quitte à agacer- une attention particulière à ne pas faire...  de déçus !

Et c'est par la gauche que j'ai commencé à lacer mes chaussures ce matin.

samedi 20 octobre 2012

aujourd'hui attention particulière à faire (251-115)

Toujours soucieux de bien faire, je vais, après la lecture de la consigne, passer la journée en ayant une attention particulière à faire extrêmement gaffe.
Notamment où je mets les pieds si la météo poursuit son cycle arrosé qui semble la règle depuis une dizaine de jours désormais.
Si ça a marché, peut-être aurai-je également une attention particulière à en dire un peu plus en fin de journée ...
à 16h12
...
En quelques mots (33) pied à pied  j'ai réussi à retourner la terre du potager sous la bruine. Puis la visite quasi-hebdomadaire à la bibliothèque s'est faite au sec ! 

vendredi 19 octobre 2012

aujourd'hui besoin d'un objet essentiel (250-116)


Même lentement, même sûrement,
la coquille,
c'est mieux avec !

jeudi 18 octobre 2012

aujourd'hui l'ombre de (249-117)

Aujourd'hui, sans la moindre hésitation, en toute quiétude, sur le vif, en toute responsabilité, en moins de cent mots, en toute liberté aussi, et à chaud, j'ai décidé, dans la plus grande discrétion, de n'être que l'ombre de moi-même.

mercredi 17 octobre 2012

aujourd'hui de l'argent (248-118)

Aujourd'hui, de l'argent, il ne sera pas question. 
L'inspiration, comme l'envie, ne m'est pas venue, et par ailleurs je n'ai aucune nouvelle de mon nègre. 
Je me fends malgré tout d'un "billet".
En décalage car je veux échapper à l'argent sale, au bonheur, aux cuillères, aux reflets, aux surfeurs, aux citations inspirées, aux constats moralisateurs ou désenchantés et aux métaux !


A l'aube ce qui naît cherche son nom
La lumière scintille sur les arbres somnolents
Les montagnes galopent au bord de la mer
Le soleil entre dans l'eau avec ses éperons
La pierre attaque et disperse des clartés
La mer s'obstine et monte au pied de l'horizon
Terre confuse imminence de sculpture
Le monde lève son front encore nu
Pierre polie et lisse où graver un chant
La lumière ouvre son éventail de noms
Début d'hymne comme un arbre
Vents et noms splendides dans le vent

(c) Octavio Paz, 
tiré du recueil LIBERTE SUR PAROLE  
-1949 -Mexico


mardi 16 octobre 2012

aujourd'hui comme un gosse (247-119)

(...)
autour de minuit, je donne parfois rencard
à ma bonne étoile, la plus belle des stars
(...)

je l'attends sous un vieux bec de jazz
vu de loin j'peux paraître un peu nase
mais ne t'inquiète pas, passant
si tu m'croises au tournant
je ne guette comme un gosse
qu'un clin d'oeil du cosmos
(...)



(c) Extrait d'Autour de minuit , adaptation de Round Midnight (Thelonius Monk) 
paru en 1978 - Claude Nougaro - album Tu verras.  

Et je ne pouvais décemment poster ce billet trop tôt ! 

lundi 15 octobre 2012

aujourd'hui avance comme ( 246-120)



.. un train express [Ça avance sur salaire de la peur du loup blanc comme un linge sale en famille à la va comme j'te pousse mémé dans les orties soit qui mal y pense donc je suis le bœuf qu’on vole après l’œuf ou la poule aux œufs d’or tel le silence et la parole est d’argent ne fait pas le bonheur des uns ne fait pas le bonheur des autres c’est l’enfer pavé de bonnes  intentions qui comptent pour du beurre dans les épinards y a du fer à battre tant qu’il est chaud le marron, chaud must go on] devenu fou.

dimanche 14 octobre 2012

aujourd'hui sujet brûlant (245-121)

Lorsque j'écris ceci : La soupe finit de cuire sur la cuisinière à gaz.
C'est un sujet brûlant.
En complément, il se trouve que "sur la cuisinière à gaz" aussi.
Mais c'est un autre sujet...

samedi 13 octobre 2012

aujourd'hui une couleur qui sent (244-122)


Posée sur le plateau, près du couteau, 
une boîte de fromage, mal refermée, 
laisse dépasser un peu du carré de papier blanc 
qui emballe partiellement le camembert bien fait 
dont l'odeur avancée annonce la couleur.


vendredi 12 octobre 2012

jeudi 11 octobre 2012

aujourd'hui cherche toujours (242-124)

Il fallait s'y attendre. Je cherche toujours.

Par quelle chaussure ai-je commencé mes lacets aujourd'hui, hier et les jours d'avant ?
D'un autre côté, c'est bien que je persiste - même effrontément - dans le running gag douteux en étant chaussé. 

mercredi 10 octobre 2012

aujourd'hui comme tous les jours (241-125)

Je pourrais fort bien écrire la litanie de chaque jour qui ressemble étrangement au précédent, je pourrais même extrapoler ou projeter (si peu...) en disant que le jour suivant sera aussi très proche de celui qui s'est écoulé.
Tenez, je vais faire mes lacets, je le sais. Comme tous les jours.

Mais je préfère penser au contraire à ce qui rend chaque jour particulier, à la petite différence qui surgit, à l'inattendu qui se présente, si infime qu'on pourrait ne pas y prêter attention.
Autant s'y prendre tôt. Vais-je commencer par la même chaussure ?

mardi 9 octobre 2012

aujourd'hui ça amasse (240-126)

[ Les trains passent Les vaches pissent les vaches qui pissent regardent les trains qui passent les trains qui passent retardent  les vaches qui pissent  ?ça jacasse en masse messe basse -cocasse ça tracasse le gosse du gus russe si rosse -féroce ça caillasse carcasse l'os passe à l'as -bosse ça fracasse le cactus s'tasse dans le bus - collapsus ça concasse radius humérus cubitus - rictus ça fricasse bécasse grasse tiédasse - bonus ça encrasse godasse bouillasse dégueulasse - terminus  ça casse la calebasse c'est l'impasse ma puce ! 7h11 (1) L'automne se ramasse  tas par tas temps resserré feuilles mortes à l'appel Dans l'intervalle, bon sang qu'il a plu ... 14h30 (2) il pleut des feuilles mortes en tas de temps qui s'amasse automne à l'appel Soleil en début d'après-midi, retour en voiture, impression de serre ! 17h10 (3) tas d'automne serré pelle du temps remplie de feuilles ah ça ramasse dur De nouveau de grosses averses, à pleins seaux, pourquoi ai-je abandonné mon parapluie ? 18h16 (4) derniers mots tirés  comme un ramassage de bus billet terminé Chaussures trempées, déluge, pas longtemps mais fort. Accalmie. Mais c'est pas fini, semble-t-il... (C'était une tentative de ramassage progressif d'impressions à la manière d'un bus sous la pluie.) ]
Après passe/casse/ramasse et avant que je trépasse, 
j'amasse le tout, je le tasse et je m'en débarrasse !

lundi 8 octobre 2012

aujourd'hui ça ramasse ( 239-127)


7h11 (1)
L'automne se ramasse
tas par tas temps resserré
feuilles mortes à l'appel

Dans l'intervalle, bon sang qu'il a plu ...


14h30 (2)
il pleut des feuilles mortes
en tas de temps qui s'amasse
automne à l'appel

Soleil en début d'après-midi, retour en voiture, impression de serre ! 

17h10 (3)
tas d'automne serré
pelle du temps remplie de feuilles
ah ça ramasse dur

De nouveau de grosses averses, à pleins seaux, pourquoi ai-je abandonné mon parapluie ?

18h16 (4)
derniers mots tirés   
comme un ramassage de bus
billet terminé

Chaussures trempées, déluge, pas longtemps mais fort. Accalmie. Mais c'est pas fini, semble-t-il...

(C'était une tentative de ramassage progressif d'impressions à la manière d'un bus sous la pluie.)

dimanche 7 octobre 2012

aujourd'hui ça casse (238-128)

ça jacasse
en masse messe basse
-cocasse
ça tracasse
le gosse du gus russe si rosse
-féroce
ça caillasse
carcasse l'os passe à l'as
-bosse
ça fracasse
le cactus s'tasse dans le bus
- collapsus
ça concasse
radius humérus cubitus
- rictus
ça fricasse
bécasse grasse tiédasse
- bonus 
ça encrasse 
godasse bouillasse dégueulasse 
- terminus 

ça casse 
la calebasse c'est l'impasse 
ma puce !


samedi 6 octobre 2012

aujourd'hui ça passe (237-129)


Les trains passent
Les vaches pissent
les vaches qui pissent regardent les trains qui passent
les trains qui passent retardent  les vaches qui pissent  ?

vendredi 5 octobre 2012

aujourd'hui en noir et blanc (236-130)

Certains blancs ne seront pas remplis, 
clarté floutée
Certains blancs non remplis
Obstinés
Obscurcissent la boîte noire
De la mémoire
Empêchée
  
Loups chats forêts nuits gants princes 
encres anges écrans 
idées  
noirs désirs, blancs déserts
blancs, noirs
noirs, blancs 
en suspension

blanches
noires 



jeudi 4 octobre 2012

aujourd'hui une seule question ( 235-131)


Constater que des dégâts importants sont commis par quelqu'un qui  visiblement n'est pas fait - pour diverses raisons - pour travailler avec des élèves.
Mettre en œuvre un protocole d'aide.
Constater encore quelque temps après que l'effet est -quasiment- nul.
Que le problème en réalité est -pour partie et comme présumé- ailleurs.

Considérer qu'il est de sa responsabilité que cela ne perdure pas ? 

Une question qui peut se poser...

mercredi 3 octobre 2012

aujourd'hui comme un avis à la population (234-132)

C'était déjà parfaitement clair il y a 40 ans ! 

 


mardi 2 octobre 2012

aujourd'hui un visage (233-133)

Encore frissonnant

Encore frissonnant
Sous la peau des ténèbres
Tous les matins je dois
Recomposer un homme
Avec tout ce mélange
De mes jours précédents
Et le peu qui me reste
De mes jours à venir.
Me voici tout entier,
Je vais vers la fenêtre.
Lumière de ce jour,
Je viens du fond des temps,
Respecte avec douceur
Mes minutes obscures,
Épargne encore un peu
Ce que j’ai de nocturne,
D’étoilé en dedans
Et de prêt à mourir
Sous le soleil montant
Qui ne sait que grandir.

 Jules Supervielle
(La Fable du monde)

Quel pourrait être un visage qui corresponde... ?

lundi 1 octobre 2012

dimanche 30 septembre 2012

aujourd'hui un amical (231-135)

poème ?

Je t’offre un verre d’eau glacée
N’y touche pas distraitement
Il est le prix d’une pensée
      Sans ornement

Tous les plaisirs de l’amitié
Combien cette eau me désaltère
Je t’en propose une moitié
      La plus légère

Regarde je suis pur et vide
Comme le verre où tu as bu
Il ne fait pas d’être limpide
      Une vertu

Plus d’eau mais la lumière sage
Donne à mon présent tout son prix
Tel un poète où Dieu s’engage
      Et reste pris


(c) Odilon-Jean Périer
mis en musique et chanté par Julos Beaucarne.

samedi 29 septembre 2012

aujourd'hui j'ai fait de mes mains ( 230-136)


Fait, défait, refait. 
Sans rien de particulier. 
Sans y penser vraiment. 
Plusieurs fois selon la journée. 
Aujourd'hui comme hier, et hier comme demain. 
Toujours en bas, dans l’entrée, assis sur le banc.  

Mes lacets.

vendredi 28 septembre 2012

aujourd'hui derrière la vitre (229-137)


Derrière
la vitre regarde
elle devine un reflet
serait-ce un peu de pluie qui pleut
/ / / / / / / / / /
/ / / / / / / / / / /
/ / / / / / / / / / /
vapeur d'un songe liquide 
(David Hemmings)
\ \ \ \ \ \ \ \ \ \ \
\ \ \ \ \ \ \ \ \ \ \
\ \ \ \ \ \ \ \ \ \ \
dehors : la pluie ?
 / / / / / / / / / / /
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dedans : les larmes ?
\ \ \ \ \ \ \ \ \ \ \
\ \ \ \ \ \ \ \ \ \ \
\ \ \ \ \ \ \ \ \ \ \
ni l'un ni l'autre ?
rien...
ou bien les deux ?
(up)
/ / / / / / / / / / /  \ \ \ \ \ \ \ \ \ \ \    
/ / / / / / / / / / /  \ \ \ \ \ \ \ \ \ \ \
/ / / / / / / / / / /  \ \ \ \ \ \ \ \ \ \ \     
à moins que
dedans : la pluie ?
 / / / / / / / / / / /
/ / / / / / / / / / /
/ / / / / / / / / / /
dehors : les larmes ?
\ \ \ \ \ \ \ \ \ \ \
\ \ \ \ \ \ \ \ \ \ \
\ \ \ \ \ \ \ \ \ \ \
traces de pluie perlée  
perles de pluie tracée
pluie de traces perlées

(blow)



jeudi 27 septembre 2012

aujourd'hui pour ligne d'horizon (228-138)



Une ville au bord de la mer qui fait penser à Gênes, 
une obscure affaire de meurtre, 
un cadavre anonyme,
un homme qui décide d'en découvrir l'identité.
Spino, l'employé de la morgue devenu détective, 
s'attache derrière les apparences à d'autres signes,
indices d'un mystère qui échappe sans cesse.
Des hypothèses se forment… 
L'enquête progresse, 
elle devrait atteindre son objectif, mais celui-ci,
tel le fil de l'horizon, 
semble toujours s'éloigner dès qu'on s'en approche.

Comme un rendez-vous manqué.
Comme un rendez-vous avec soi-même.
© d’après la 4ème de couverture (Folio/Gallimard)

Le fil de l'horizon est un excellent roman d'Antonio Tabucchi que je vous recommande vivement.

mercredi 26 septembre 2012

mardi 25 septembre 2012

aujourd'hui où étiez-vous entre 13h et 13h05. Que faisiez-vous ? Vous avez un alibi ? (226-140)


Je peux témoigner sans aucun effort de mémoire. Et avec beaucoup de bonne volonté, car après tout rien ne m'oblige à répondre à cette question. A cette heure-là, dans l’intervalle indiqué, j’étais dans ma voiture. J'étais reparti d'une école où j'avais passé la matinée. 
Etant le seul occupant du véhicule, qui avançait sur la chaussée dans le plus grand respect du code de ladite route, on pourra en conclure que je conduisais, et même prudemment.
Je n'ai donc pas le loisir de fournir un alibi sous forme de flash radar.
Et je m'en passe aisément, du flash comme de l'alibi.

lundi 24 septembre 2012

aujourd'hui nouvelle connexion neuronale (225-141)

La plasticité synaptique est une propriété des synapses des neurones. Elle englobe les multiples mécanismes intervenant dans la modification de la transmission synaptique au cours du temps. La connexion entre deux neurones n'est pas figée mais dépend de l'activité précédente des neurones et de leur "utilisation" de cette connexion. (source ouiquipédienne)...

Sur cette base-là, il me faut bien convenir que je suis loin d'être persuadé que la piteuse semaine écoulée m’ait permis, vu mon peu d’empressement à empoigner les consignes des Réels, à établir de nouvelles connexions neuronales. 
! tnemenîartne'd ecicrexe nu resoporp suov ed sap ehcêpme'm en iuq eC.

dimanche 23 septembre 2012

aujourd'hui ça tombe (224-142)


Que
ce
soit
bien
ou
mal,
la
consigne
du
jour
nous
enjoindrait-elle
à
la
gravité
?

samedi 22 septembre 2012

aujourd'hui quatre murs (223-143)

Quatre murs.
Et donc deux murmures.
- durs ?
- doux !

vendredi 21 septembre 2012

aujourd'hui pas envie de (222-144)

... chercher ce que je vais bien pouvoir raconter !
Serait-ce une fois encore ce syndrome latent -qui frappe quand on ne l'attend pas- qui viendrait à ma rescousse ?  La manœuvre fleure l'entourloupe certes puisqu'en faisant mine de ne rien écrire voici que mon billet se compose et même ... se termine !

jeudi 20 septembre 2012

mercredi 19 septembre 2012

aujourd'hui profonde pensée philosophique (220-146)

Question Profonde Pensée Philosophique (PPP), rien de bien profond aujourd'hui, j'ai du mal avec les citations qui peuvent se révéler restrictives, enfermantes, ou avec la grandiloquence qui peut affleurer à tout moment. Je penche plutôt -quitte à être hors sujet- du côté Petite Philosophie Portative, une petite affaire artisanale que je m'efforce d'expérimenter au quotidien. 

Et j'aime m'imprégner de passages, de bribes, comme ces deux vers de Jules Supervielle :
Je cherche une goutte de pluie / qui vient de tomber dans la mer.

...

mardi 18 septembre 2012

aujourd'hui moment du réveil (219-147)

Ce moment d'aujourd'hui (comme tant d'autres aujourd'huis) avait été habilement programmé et organisé par le truchement d'un réveil qui porte décidément bien son nom. De plus, comme pièce à verser au dossier, je dormais...

lundi 17 septembre 2012

aujourd'hui dommage ( 218-148)


J’ai eu vraiment très peu de temps pour prendre au mot la consigne du jour, j’y ai pensé pour éviter la prise de bec comme la prise de tête. 
En cours de journée, dans de petits espaces, rares moments libres.
J’ai déambulé dans les regrets. 
Tout ce qu’on aurait pu faire, qui ne l’a pas été… La vie qu’on mène comme une possible promesse non remplie. Celles qu’on n’a pas menées. Les projections. On a vu le futur, on oubliera le passé ? Les choix. Cela ne m’a pas mené bien loin ! 
Mais je ne pouvais vraiment pas imaginer ma présence écrite quotidienne sans dommage.

dimanche 16 septembre 2012

aujourd'hui une affiche (217-149)


Dans lequel il apparaît 
que le couloir de la maison serait le siège 
de  nocturnes cavalcades échevelées, 
remplies d'écume, gorgées de poussière, 
encerclées de brume.  
Mais étrangement silencieuses...

samedi 15 septembre 2012

aujourd'hui agacé de (216-150)


Asticoté du bulbe ?
Chagriné de l’entendement ?
Hérissé des nerfs ?
Echauffé de la bile ?
Tracassé du menton ?
Cherché côté crosses et côté noise ?
Gonflé de l’oreille ?
Turlupiné du dos ?
Contrarié des fesses ?
Crispé des yeux ?
Enquiquiné du poignet ?
Cassé aux pieds ?
Exaspéré du genou ?
Excédé du sourcil ?
Sorti du gond ?
Horripilé  du cou ?
Enervé de la fleur de peau ?
Indisposé du mollet ?
Ennuyé des coudes?
Tarabusté de l’aisselle ?
Irrité de la narine?
Courroucé des cheveux ? 

-Vous voulez dire agacé ? Agacé de quoi ? Pas plus que ça, en fait !

vendredi 14 septembre 2012

aujourd'hui un gros mot (215-151)

Un message d'avertissement s'impose pour le cas où certaines âmes sensibles viendraient lire ce billet en pensant y trouver l'habituelle délicatesse qui imprègne ces pages.
Aujourd'hui, c'est autorisé, du moins est-ce ainsi que je me saisis du "mot d'ordre".
Oui, aujourd'hui on peut se lâcher un peu, on peut truculer !
Prêts ?




NB : Et ne vous privez pas de dire votre préféré !

jeudi 13 septembre 2012

aujourd'hui escaliers/ escalators/ ascenseurs (214-152)


Emprunté ... rendu ?
Secours évacuation... service !   
Colimaçon coincé... concierge ?
Altitude paliers niveaux gagnés perdus... RdC ?
Levez pieds genoux et jambes... articulez ! 
Inégales marches casse-pied... trébuché ?
Escarpé escaladé escamoté ... Escher ?
Remonté monté démonté redescendu ... Réels ?

Escher (c) Ascending and descending

mercredi 12 septembre 2012

aujourd'hui la cinquième personne qui va vous parler ( 213-153)


Voyez comme on nous assaissonne
De telles méthodes nous désarçonnent 
Ça tatillonne et j’en ronchonne 
Il faut que tout que se coordonne
Comment éviter epsilon
Car pour le moment j’insoupçonne
Qui -sans que je m’en trop étonne-
Aura été cinquième personne

Vais-je donc croiser une espionne
A moins que ce ne soit une nonne
Hypothèse brouillonne qui détonne
Il va falloir que j’me cramponne
Faut-il qu’un rendez-vous je donne 
Que cet échange conditionne
Qui -sans que ça maldonne frictionne-   
aura été cinquième personne

Je ne vais pas en faire des tonnes
Pas celui qui bougonne cartonne
Déconne si le téléphone sonne
Quelle sera donc la bonne personne  
(Rien d’prévu avec une bretonne)
En quelque sorte l’élue championne
Qui -remportant cette couronne-
Aura été cinquième personne

ENVOI 
Mince, tout ça on s’en tamponne  
Inutile que j’me contorsionne
Fabienne - son prénom je mentionne- 
Aura été cinquième personne



NB: Dédicacé évidemment à Fabienne.

mardi 11 septembre 2012

aujourd'hui l'écran (212-154)

Dans le fond, il est à la fois ce qui nous rassemble et ce qui nous sépare.

lundi 10 septembre 2012

aujourd'hui contenu et contenant 2 (211-155)

Lire la consigne, mettre en route la recherche d’idées qu’on souhaite évidemment voir affluer au pluriel, car il vaut mieux avoir à trier, sélectionner n’est-ce pas que creuser la pierre sèche et dure de l’inspiration, ensuite passer le cap de l’écran, discrétion ou révélation, et puis non, changer et finalement s’embarquer, hisser les voiles ou tisser la toile, laisser couler les mots à partir de l’idée source, l’idée racine et laisser lentement émerger un feuillage qui, compte tenu du contenant, sera restreint en contenu et n’excèdera pas, si la consigne est - pour une fois et exceptionnellement-  respectée, cent mots. 

aujourd'hui contenu et contenant 1 (211-155)



Si le contenant roule cul par dessus-tête, le contenu forcément...
Dès que j'ai remis un peu d'ordre... plus tard dans la journée...cela devrait être... lisible.

dimanche 9 septembre 2012