samedi 8 septembre 2012
aujourd'hui croire que (209-157)
Puisque la consigne fait le larron, croire que je vais faire un effort pour celle de ce jour serait sous-estimer ma capacité (intacte) de contournement et commettre une grave erreur d'appréciation.
vendredi 7 septembre 2012
aujourd'hui une affaire de choix (208-158)
Durant l'été, la perspective de septembre se profile sous la forme agréable des programmations culturelles qui affluent. Les propositions sont nombreuses, les envies aussi et tout cela devient une affaire de choix.
Pour les musicaux, les voici :
Pour les musicaux, les voici :
jeudi 6 septembre 2012
aujourd'hui le piège (207-159)
Ecartons le piège qui ferait croire que la consigne du jour ne présente pas de risque.
Affaire de point de vue.
Tenez, chez nous, le piège à souris ou mulot n'a pas sa place.
Deux chats vifs s'en chargent, qui ramènent régulièrement leurs trophées sur lesquels ils ont jailli en un concentré d'énergie tels des décharges électriques impressionnantes. Terrible.
Ici tous les jours, les deux chats Blake et Mortimer rejouent le piège diabolique.
Affaire de point de vue.
Tenez, chez nous, le piège à souris ou mulot n'a pas sa place.
Deux chats vifs s'en chargent, qui ramènent régulièrement leurs trophées sur lesquels ils ont jailli en un concentré d'énergie tels des décharges électriques impressionnantes. Terrible.
Ici tous les jours, les deux chats Blake et Mortimer rejouent le piège diabolique.
mercredi 5 septembre 2012
aujourd'hui carrelage ( 206-160)
Extrait :
(...)
Il y a six ans, j'avais une panne dans le carrelage du
Sahara. Quelque chose s'était cassé dans mon carrelage et comme je n'avais avec
moi ni carreleur ni carrelage, je me préparai à essayer de réussir , tout seul,
une réparation difficile. C'était pour moi une question de vie ou de carrelage.
(...)
Le premier soir je me suis donc endormi sur le carrelage à
mille milles de toutes les terres habitées. J'étais plus isolé qu'un carreleur sur
un radeau au milieu du carrelage.
Alors vous imaginez ma surprise, au lever du jour, quand une
drôle de petite voix m'a réveillé. Elle disait:
- S'il te plaît... dessine-moi un carrelage !
- S'il te plaît... dessine-moi un carrelage !
(...)
Conclusion : on ne peut pas poser du carrelage partout. CQFD.
mardi 4 septembre 2012
aujourd'hui douceur de (205-161)
(...)
Croyez en l’extase des nuages
Qui traversent les grands horizons,
Au petit vent du soir
Au coeur de l’été chaud,
Croyez à la douceur d’une amitié
Ou d’un amour,
A la main qui serre votre main
(...)
(c) Julos Beaucarne, Mon Terroir c'est les galaxies
Mon enfant,
ma soeur,
Songe à la douceur
D'aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !
Songe à la douceur
D'aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !
(…)
©
Baudelaire L’invitation au voyage
La courbe de tes
yeux fait le tour de mon coeur,
Un rond de danse et de douceur,
Auréole du temps, berceau nocturne et sûr,
Et si je ne sais plus tout ce que j'ai vécu
C'est que tes yeux ne m'ont pas toujours vu.
Un rond de danse et de douceur,
Auréole du temps, berceau nocturne et sûr,
Et si je ne sais plus tout ce que j'ai vécu
C'est que tes yeux ne m'ont pas toujours vu.
(…)
© Paul Eluard, la courbe
de tes yeux
(…)
Je dis : douceur, pensant aux heures d'amitié,
A des moments qui disent
Le temps de la douceur venant pour tout de bon,
Cet air tout neuf,
Qui pour durer s'installera.
A des moments qui disent
Le temps de la douceur venant pour tout de bon,
Cet air tout neuf,
Qui pour durer s'installera.
©
Guillevic, Douceur
Douceur
Douce heure de douceur
Aujourd'hui, avec l'échéance, la marque, la balise, le passage
Besoin de douceur
Besoin de douceur
Soudeur de douceur
lundi 3 septembre 2012
aujourd'hui dans mes poches (204-162)
Pour savoir ce qu'il y a dans mes poches, si d'aventure je vous prêtais mes yeux ou mes mains...
Le constat serait vite dressé, car en général, dans mes poches, il n'y a rien, ou si peu, et jamais durablement.
La faute à un sac à dos ou bien un cartable qui en sont les annexes, légères et mobiles.
En de rares occasions ce sera quelque chose que je ne peux jeter immédiatement.
Le plus souvent ce sera un morceau de papier pense-bête (dos d'enveloppe, carré de papier brouillon découpé) replié sur lequel j'ai noté que... mais vous n'avez pas mes yeux !
Enfin, de temps à autre, une main. Une des miennes.
Le constat serait vite dressé, car en général, dans mes poches, il n'y a rien, ou si peu, et jamais durablement.
La faute à un sac à dos ou bien un cartable qui en sont les annexes, légères et mobiles.
En de rares occasions ce sera quelque chose que je ne peux jeter immédiatement.
Le plus souvent ce sera un morceau de papier pense-bête (dos d'enveloppe, carré de papier brouillon découpé) replié sur lequel j'ai noté que... mais vous n'avez pas mes yeux !
Enfin, de temps à autre, une main. Une des miennes.
dimanche 2 septembre 2012
aujourd'hui emballage (203-163)
Emballage, le moins que je puisse dire est que je ne suis pas emballé par la consigne.
Aujourd'hui, pas de paquet cadeau, ni bouteille à rendre.
N'emballez pas, c'est pesant !
Aujourd'hui, pas de paquet cadeau, ni bouteille à rendre.
N'emballez pas, c'est pesant !
samedi 1 septembre 2012
aujourd'hui animal (202-164)
Changeant d’un jour à l’autre
La consigne souvent nous cherche des poux…
Elle fait sauter du coq à l’âne
Provoque parfois une humeur de chien
Car l’inspiration volatile
Apparaît disparaît tel le chat d’Alice…
On tente bien de noyer le poisson
(Faut pas rester muet comme une carpe) :
On sort la boîte à astuces
On fait son malin comme un singe
Juste pour faire croire qu’on se promène
Comme un poisson dans l’eau
Qui fait mouche à tout coup
Et retombe toujours sur ses pattes…
Têtu comme une mule, on continue donc
(Faut surtout pas passer pour une poule mouillée)
En semblant ignorer qu’on s‘est jeté dans la gueule du loup,
Et l’on revient à nos moutons...
Au risque de devenir chèvre !
vendredi 31 août 2012
aujourd'hui le territoire de ( 201-165)
La ligne verte sur la carte traverse et délimite un territoire que j'ai foulé de mes pieds le jeudi 16 août 2012 de 11h à 15h30 à peu près.
Belle journée, temps magnifique. Plages et sentiers côtiers rocailleux alternés. Territoire et limites de terre, de sable, de sel.
La mer en ligne de mire pratiquement en permanence, à moins que ce ne soit la mire en ligne de mer.
Le Mont-Saint-Michel "à portée de main" au bout. Gravé, ineffaçable.
Belle journée, temps magnifique. Plages et sentiers côtiers rocailleux alternés. Territoire et limites de terre, de sable, de sel.
La mer en ligne de mire pratiquement en permanence, à moins que ce ne soit la mire en ligne de mer.
Le Mont-Saint-Michel "à portée de main" au bout. Gravé, ineffaçable.
jeudi 30 août 2012
aujourd'hui les toilettes ( 200-166)
La nuit sera tombée, j’avancerai d'un bon pas.
Je contournerai en passant la consigne « les
toilettes ». Sans un regard ou presque.
Je laisserai trotter un souvenir de lecture hilarant dans
« la Gloire de mon Père ».
J'oublierai peu après la consigne définitivement, sans
barguigner, sans vergogner.
Je gagnerai le fond du jardin, à ciel ouvert, je lèverai la
tête.
D’un coup de télescope mental, je chercherai l’étoilette, petite
étoile que je nommerai vraisemblablement [200-366] pour respecter la poésie
profonde des noms donnés aux astres que l’on découvre. Et je n’aurai aucune pensée
à cet instant pour l'entropie des trous noirs.
Je continuerai à scruter le ciel nocturne d’autres fois, et je
reviendrai pour la [366-366].
Pour le moment invisible et encore inaccessible.mercredi 29 août 2012
mardi 28 août 2012
lundi 27 août 2012
aujourd'hui ce petit coin de nature (197-169)
Au pied du prunier
chat niché
pouvez trouver
point n'est besoin d’œil de limier
l'oreille intriguée tendez
bruit furtif de paille remuée
et feuilles séchées
dimanche 26 août 2012
aujourd'hui demi-vérité (196-170)
Voyons, si j’ajoute deux demi-vérités, j’en obtiens une mais
ce n’est peut-être pas "la" vérité. Et laquelle, d'ailleurs ?
Passons...
Si j’ajoute deux demi-mensonges, ça en fait un, ce qui
laisse perplexe.
Enfin moi oui, vous je ne sais pas.
Si j’ajoute une demi-vérité et un demi-mensonge, ça donne
quoi ?
Une vérité approximative, un mélange des genres, ou un petit
mensonge, voire un mensonge par omission ?
Ou bien rien du tout, ça s’annule ?
Pas si sûr.
Sans mentir, va falloir creuser.
samedi 25 août 2012
aujourd'hui essayé de (195-171)
J’ai essayé aujourd’hui -cet aujourd’hui changeant car le
jour de rédaction 7 juillet n’est pas le jour de publication 25 août- de tenir
mon pari.
Rester présent au quotidien dans les 366 réels, tout en me
déchargeant au cœur de l’été de la recherche de chaque jour : une simple
question de vacances, de coupure à me ménager.
J’arrive au bout, il reste un
message avant la date de reprise « sur le vif » dont j’ai décidé.
Ouf.
J’ai donc tâtonné, j’ai tenté, je me suis aventuré sur un chemin où, règles auto-fixées obligent, je n'ai guère eu le temps de
tergiverser, d’hésiter.
J’ai donc essayé et très souvent (je parle de l’idée
première après lecture de la consigne) adopté !
La seule révolution possible, c'est d'essayer de s'améliorer soi-même, en espérant que les autres fassent la même démarche. Le monde ira mieux alors.
vendredi 24 août 2012
aujourd'hui un trou (194-172)
Pourquoi tu es trou bleu ?
pourquoi tu es trou rouge ?
Pourquoi tu es trou blanc ?
Pourquoi tu es trou vert ?
Pourquoi tu es trou noir ?
pourquoi tu es trou rouge ?
Pourquoi tu es trou blanc ?
Pourquoi tu es trou vert ?
Pourquoi tu es trou noir ?
En astrophysique, un trou noir est un corps dont le champ
gravitationnel est si intense qu’il empêche toute forme de matière ou de rayonnement
de s’en échapper (à l’exception notable de la radiation de Hawking). De tels objets n’émettent donc pas de lumière et sont alors perçus
comme étant noirs. Les trous noirs sont décrits par la théorie de la relativité
générale. Ils ne sont pas directement observables mais plusieurs techniques
d’observation indirecte dans différentes longueurs d’ondes ont été mises au
point et permettent d’étudier les phénomènes qu’ils induisent sur leur
environnement. En particulier, la matière qui est happée par un trou noir est
chauffée à des températures considérables avant d’être engloutie et émet de ce
fait une quantité importante de rayons X. Ainsi, même si un trou noir n’émet
pas lui-même de rayonnement, il peut néanmoins être détectable par son action
sur son environnement.
jeudi 23 août 2012
aujourd'hui chaussures ( 193-173)
Les chaussures « des autres » sont régulièrement un
sujet d’étonnement chez moi.
Je me demande souvent, quand mon regard se pose par hasard, car ce n'est pas non plus un objet de recherche, sur la paire de chaussures dont untel ou unetelle est appareillé (harnaché ? affublé ?) comment il est possible de marcher à peu près correctement avec un tel équipement.
Je me demande souvent, quand mon regard se pose par hasard, car ce n'est pas non plus un objet de recherche, sur la paire de chaussures dont untel ou unetelle est appareillé (harnaché ? affublé ?) comment il est possible de marcher à peu près correctement avec un tel équipement.
Quant aux miennes, elles pourraient fort bien susciter les mêmes interrogations -pourquoi pas- car les questions de look sont très très loin d'être la préoccupation prioritaire et elles sont, vous l’aurez sans doute
compris aux quelques lignes qui précèdent, tout ce qu’il y a de
classique, de confortable : c'est vraiment mes pompes ou mes grolles. Voire mes tatanes ou écrase-merde quand j'étais gamin. Bref, mes godasses ! 42.
Paradoxalement, ces critères-là, ça ne rend pas toujours les choses plus simples pour s'en payer une paire !
Paradoxalement, ces critères-là, ça ne rend pas toujours les choses plus simples pour s'en payer une paire !
mercredi 22 août 2012
aujourd'hui j'évite (192-174)
Le fameux syndrome du "déjà vu" frappe-t-il encore au moment de lire cet énoncé qui semble familier ?
Réminiscence personnelle possible d'une idée ayant frappé à la porte lors d'une consigne écoulée.
Je ne sais pas, je ne sais plus.
Je repense à Bartleby.
Réminiscence personnelle possible d'une idée ayant frappé à la porte lors d'une consigne écoulée.
Je ne sais pas, je ne sais plus.
Je repense à Bartleby.
Et je préfèrerais ne pas y voir un signe dérangeant à propos de mon état mental et plutôt celui que j’ai une
bonne mémoire.
Et pour répondre malgré tout, j'évite les bières aromatisées.
mardi 21 août 2012
aujourd'hui on conserve (191-175)
Passablement intrigué par deux expressions proches
phoniquement, j’avais à une époque vérifié leur sens.
Je puis maintenant dire ou encore écrire (ici) qu’on peut faire des
conserves de concert, qu’on peut de conserve aller au concert. De plus on peut de
concert aller au concert, tout en ayant juste avant fait des conserves de
conserve.
Bien sûr on ne va pas taire plus longtemps que la deuxième série de
propositions contient une part d’étrangeté confuse qui, si elle n’est pas pour
me déplaire, peut sombrer dans l’opacité.
lundi 20 août 2012
aujourd'hui au téléphone (190-176)
Alors voyons, lorsqu'un espion -genre services secrets - téléphone avec sa chaussure, peut-on dire qu'il met le pied à l'étrier ?
dimanche 19 août 2012
samedi 18 août 2012
vendredi 17 août 2012
aujourd'hui l'ordinateur (187-179)
"Nous" venons de là.
Où irons-nous ?
L'ENIAC
(Electronic Numerical Integrator Analyser and
Computer)
jeudi 16 août 2012
aujourd'hui comme si vous l'aviez vécu avec quelqu'un d'autre mais qui ? (186-180)
Cela peut être notre mariage : c'en est la date anniversaire très exactement, je pourrais ne pas en faire mention, mais je ne me dérobe pas !
Et cela m'inspire l'idée que nous l'avons vécu tous deux respectivement réciproquement avec quelqu'un qui, bien des années plus tard, n'est ni tout-à-fait le (la) même ni tout-à-fait un (une) autre !
mercredi 15 août 2012
aujourd'hui on pourrait presque toucher (185-181)
...
Comme il est beau ce petit paysage
Ces deux rochers ces quelques arbres
et puis l’eau et puis le rivage
comme il est beau
Très peu de bruit un peu de vent
et beaucoup d’eau
Ces deux rochers ces quelques arbres
et puis l’eau et puis le rivage
comme il est beau
Très peu de bruit un peu de vent
et beaucoup d’eau
C’est un petit paysage de Bretagne
il peut tenir dans le creux de la main
quand on le regarde de loin
Mais si on s’avance
on ne voit plus rien
on se cogne sur un rocher
ou sur un arbre
on se fait mal c’est malheureux
Il y a des choses qu’on peut toucher de près
d’autres qu’il vaut mieux regarder d’assez loin
il peut tenir dans le creux de la main
quand on le regarde de loin
Mais si on s’avance
on ne voit plus rien
on se cogne sur un rocher
ou sur un arbre
on se fait mal c’est malheureux
Il y a des choses qu’on peut toucher de près
d’autres qu’il vaut mieux regarder d’assez loin
...
extrait de "Couleur locale"
Jacques Prévert
mardi 14 août 2012
aujourd'hui le fruit de (184-182)
Le fruit de mes efforts dans cette course insensée aux 366 réels sera d'avoir récolté une poignée de lecteurs et commentateurs fort appréciables... au-delà des Réels !
lundi 13 août 2012
aujourdhui la dernière fois que (183-183)
Dans mon décompte des billets des 366 réels, c’est
aujourd'hui la première et la dernière fois que le nombre de billets rédigés correspond
exactement au nombre de billets restant à rédiger.
dimanche 12 août 2012
aujourd'hui quelque chose qui clignote (182-184)
La situation des intermittents du spectacle (et ils ne sont pas les seuls) même s'il me semble qu'on en parle beaucoup moins qu'auparavant. La lampe peut-être. Quelqu'un l'a vérifiée ?
samedi 11 août 2012
vendredi 10 août 2012
aujourd'hui la chose à ne pas dire (180-186)
Cette chose ne se nicherait-elle pas du côté de l'ânerie en passant par la baliverne, après avoir contourné la billevesée, approché la bévue, fricoté avec la bêtise, sans oublier la franche couillonnade, sans minimiser la crétinerie, tout en côtoyant le déconnage, en flirtant avec la faute, en longeant dangereusement la foutaise et ses parents proches l'idiotie, la futilité et la maladresse, et en empruntant enfin trop inconsidérément le manquement et la stupidité, en bref de la connerie?
jeudi 9 août 2012
aujourd'hui bouches (179-187)
Je n'ai jamais fantasmé sur la personne de Kate Bush, encore moins sur ses lèvres, j'ai en fait à une époque beaucoup apprécié l'artiste et sa musique.
Je suis passé peu à peu à autre chose, un peu moins bien peigné ou lissé, mais j'aime toujours l'album Hounds of Love de 1985.
Et puisque j'y suis, tiens, voici la chanson que je préfère d'un autre album : Moments of pleasure.
Je suis passé peu à peu à autre chose, un peu moins bien peigné ou lissé, mais j'aime toujours l'album Hounds of Love de 1985.
Et puisque j'y suis, tiens, voici la chanson que je préfère d'un autre album : Moments of pleasure.
mercredi 8 août 2012
aujourd'hui des papiers (178-188)
Bipède volupteur de lyre
Epoux châtré de Polymnie
Vérolé de lune à confire
Grand-Duc bouillon des librairies
Maroufle à pendre à l´hexamètre
Voyou décliné chez les Grecs
Albatros à chaîne et à guêtres
Cigale qui claque du bec
Poète, vos papiers!
Poète, vos papiers!
J´ai bu du Waterman et j´ai bouffé Littré
Et je repousse du goulot de la syntaxe
A faire se pâmer les précieux à l´arrêt
La phrase m´a poussé au ventre comme un axe
J´ai fait un bail de trois six neuf aux adjectifs
Qui viennent se dorer le mou à ma lanterne
Et j´ai joué au casino les subjonctifs
La chemise à Claudel et les cons dits " modernes "
Syndiqué de la solitude
Museau qui dévore du couic
Sédentaire des longitudes
Phosphaté des dieux chair à flic
Colis en souffrance à la veine
Remords de la Légion d´honneur
Tumeur de la fonction urbaine
Don Quichotte du crève-cœur
Poète, vos papiers!
Poète, Papier!
Le dictionnaire et le porto à découvert
Je débourre des mots à longueur de pelure
J´ai des idées au frais de côté pour l´hiver
A rimer le bifteck avec les engelures
Cependant que Tzara enfourche le bidet
A l´auberge dada la crotte est littéraire
Le vers est libre enfin et la rime en congé
On va pouvoir poétiser le prolétaire
Spécialiste de la mistoufle
Emigrant qui pisse aux visas
Aventurier de la pantoufle
Sous la table du Nirvana
Meurt-de-faim qui plane à la Une
Ecrivain public des croquants
Anonyme qui s´entribune
A la barbe des continents
Poète, vos papiers!
Poète, documenti!
Littérature obscène inventée à la nuit
Onanisme torché au papier de Hollande
Il y a partouze à l´hémistiche mes amis
Et que m´importe alors Jean Genet que tu bandes
La poétique libérée c´est du bidon
Poète prends ton vers et fous-lui une trempe
Mets-lui les fers aux pieds et la rime au balcon
Et ta muse sera sapée comme une vamp
Citoyen qui sent de la tête
Papa gâteau de l´alphabet
Maquereau de la clarinette
Graine qui pousse des gibets
Châssis rouillé sous les démences
Corridor pourri de l´ennui
Hygiéniste de la romance
Rédempteur falot des lundis
Poète, vos papiers!
Poète, salti!
Que l´image soit rogue et l´épithète au poil
La césure sournoise certes mais correcte
Tu peux vêtir ta Muse ou la laisser à poil
L´important est ce que ton ventre lui injecte
Ses seins oblitérés par ton verbe arlequin
Gonfleront goulûment la voile aux devantures
Solidement gainée ta lyrique putain
Tu pourras la sortir dans la Littérature
Ventre affamé qui tend l´oreille
Maraudeur aux bras déployés
Pollen au rabais pour abeille
Tête de mort rasée de frais
Rampant de service aux étoiles
Pouacre qui fait dans le quatrain
Masturbé qui vide sa moelle
A la devanture du coin
Poète... circulez!
Circulez poète!
Circulez !
(Léo Ferré - Poètes vos papiers)
Epoux châtré de Polymnie
Vérolé de lune à confire
Grand-Duc bouillon des librairies
Maroufle à pendre à l´hexamètre
Voyou décliné chez les Grecs
Albatros à chaîne et à guêtres
Cigale qui claque du bec
Poète, vos papiers!
Poète, vos papiers!
J´ai bu du Waterman et j´ai bouffé Littré
Et je repousse du goulot de la syntaxe
A faire se pâmer les précieux à l´arrêt
La phrase m´a poussé au ventre comme un axe
J´ai fait un bail de trois six neuf aux adjectifs
Qui viennent se dorer le mou à ma lanterne
Et j´ai joué au casino les subjonctifs
La chemise à Claudel et les cons dits " modernes "
Syndiqué de la solitude
Museau qui dévore du couic
Sédentaire des longitudes
Phosphaté des dieux chair à flic
Colis en souffrance à la veine
Remords de la Légion d´honneur
Tumeur de la fonction urbaine
Don Quichotte du crève-cœur
Poète, vos papiers!
Poète, Papier!
Le dictionnaire et le porto à découvert
Je débourre des mots à longueur de pelure
J´ai des idées au frais de côté pour l´hiver
A rimer le bifteck avec les engelures
Cependant que Tzara enfourche le bidet
A l´auberge dada la crotte est littéraire
Le vers est libre enfin et la rime en congé
On va pouvoir poétiser le prolétaire
Spécialiste de la mistoufle
Emigrant qui pisse aux visas
Aventurier de la pantoufle
Sous la table du Nirvana
Meurt-de-faim qui plane à la Une
Ecrivain public des croquants
Anonyme qui s´entribune
A la barbe des continents
Poète, vos papiers!
Poète, documenti!
Littérature obscène inventée à la nuit
Onanisme torché au papier de Hollande
Il y a partouze à l´hémistiche mes amis
Et que m´importe alors Jean Genet que tu bandes
La poétique libérée c´est du bidon
Poète prends ton vers et fous-lui une trempe
Mets-lui les fers aux pieds et la rime au balcon
Et ta muse sera sapée comme une vamp
Citoyen qui sent de la tête
Papa gâteau de l´alphabet
Maquereau de la clarinette
Graine qui pousse des gibets
Châssis rouillé sous les démences
Corridor pourri de l´ennui
Hygiéniste de la romance
Rédempteur falot des lundis
Poète, vos papiers!
Poète, salti!
Que l´image soit rogue et l´épithète au poil
La césure sournoise certes mais correcte
Tu peux vêtir ta Muse ou la laisser à poil
L´important est ce que ton ventre lui injecte
Ses seins oblitérés par ton verbe arlequin
Gonfleront goulûment la voile aux devantures
Solidement gainée ta lyrique putain
Tu pourras la sortir dans la Littérature
Ventre affamé qui tend l´oreille
Maraudeur aux bras déployés
Pollen au rabais pour abeille
Tête de mort rasée de frais
Rampant de service aux étoiles
Pouacre qui fait dans le quatrain
Masturbé qui vide sa moelle
A la devanture du coin
Poète... circulez!
Circulez poète!
Circulez !
(Léo Ferré - Poètes vos papiers)
mardi 7 août 2012
aujourd'hui coule (177-189)
A la soule
Si je perds la boule
au milieu de la foule
on se fichera de ma goule
si je coule pris par la houle
à court de joule
je finirai comme une moule
alors
roule maboul !
lundi 6 août 2012
aujourd'hui violet (176-190)
Violet étant la couleur
préférée de C. mon épouse
je ne pouvais guère
faire mieux
que
lui adresser
ce petit message
clin d’œil coloré
en conséquence.
dimanche 5 août 2012
aujourd'hui offre spéciale (175-191)
L'offre spéciale m'amène spontanément à ne pas mâcher mes mots et m'emmène -plutôt rageur- loin de la fureur déchaînée, de la folie moutonnière, du conditionnement marchandisé, des files devant les magasins des heures et des heures à l'avance en période de soldes.
Ah ! les beaux souvenirs pour plus tard...
?
Humanité...
Ah ! les beaux souvenirs pour plus tard...
?
Humanité...
samedi 4 août 2012
aujourd'hui virilité (174-192)
Un extrait pas inintéressant :
Ce qu'il importe de retenir, c'est que la virilité a toujours été en position de fragilité, même si, lors des grandes ruptures, certains repères du passé ont perduré.
On peut ainsi s'interroger sur le culte du muscle viril aux Etats-Unis, où le bodybuilding règne partout, engendrant un marché de l'entretien du corps considérable. Ce culte de la virilité, présent au coeur des années 1930 et de la Grande Dépression, a été relayé dans les années 1970 par le muscle patriote, à l'image de Sylvester Stallone ou d'Arnold Schwarzenegger. Mais aujourd'hui, la poursuite de ce mythe de toute-puissance physique est d'abord le symptôme de virilités qui se cherchent.
Additif : j'ai oublié de mettre en lien la source de l'article. C'est corrigé.
Ce qu'il importe de retenir, c'est que la virilité a toujours été en position de fragilité, même si, lors des grandes ruptures, certains repères du passé ont perduré.
On peut ainsi s'interroger sur le culte du muscle viril aux Etats-Unis, où le bodybuilding règne partout, engendrant un marché de l'entretien du corps considérable. Ce culte de la virilité, présent au coeur des années 1930 et de la Grande Dépression, a été relayé dans les années 1970 par le muscle patriote, à l'image de Sylvester Stallone ou d'Arnold Schwarzenegger. Mais aujourd'hui, la poursuite de ce mythe de toute-puissance physique est d'abord le symptôme de virilités qui se cherchent.
Additif : j'ai oublié de mettre en lien la source de l'article. C'est corrigé.
vendredi 3 août 2012
aujourd'hui phrases entendues (173-193)
Il y en a deux qui m'ont marqué en vraies brèves de comptoir. "Faut pas s'pleurer" : c'est bien vrai avec la conjoncture, la crise... les illusions ça sert à rien !
D'un autre côté, tout ne se fait pas tout seul non plus par "l'observation du Saint-Esprit"...
D'un autre côté -mais pas le même- lisez la nouvelle "la modestie" d'Enrique Vila-Matas (in Explorateurs de l'abîme) où il s'amuse à collecter les phrases entendues dans le bus.
J'essaie quelquefois dans le tram, et c'est bien !
D'un autre côté, tout ne se fait pas tout seul non plus par "l'observation du Saint-Esprit"...
D'un autre côté -mais pas le même- lisez la nouvelle "la modestie" d'Enrique Vila-Matas (in Explorateurs de l'abîme) où il s'amuse à collecter les phrases entendues dans le bus.
J'essaie quelquefois dans le tram, et c'est bien !
jeudi 2 août 2012
aujourd'hui horizontales et verticales (172-194)
Je connais la réponse à cette devinette : ce sont les jambes !
L'horizontalité fait penser à des situations agréables (seul ou accompagné) même si certaines sont beaucoup moins drôles lorsqu'elles sont forcées.
La verticalité fait penser à des situations agréables (seul ou accompagné) même si certaines sont beaucoup moins drôles lorsqu'elles sont forcées.
Il y a des situations qu'on trouve dans les deux catégories.
L'horizontalité fait penser à des situations agréables (seul ou accompagné) même si certaines sont beaucoup moins drôles lorsqu'elles sont forcées.
La verticalité fait penser à des situations agréables (seul ou accompagné) même si certaines sont beaucoup moins drôles lorsqu'elles sont forcées.
Il y a des situations qu'on trouve dans les deux catégories.
mercredi 1 août 2012
aujourd'hui mangé (171-195)
Me revoilà confronté à une consigne comme il nous en tombe périodiquement : une qui me laisse sans voix. En l'occurrence pourtant, ce n'est pas un problème, j'ai déjà mangé et je l'ai fait sans parler la blouchje pchleine che quji est plchu pcholi.
mardi 31 juillet 2012
lundi 30 juillet 2012
aujourd'hui un objet par terre (169-197)
Au moment où j'écris, là où je suis, il y a sur le sol du bureau beaucoup plus d'un objet par terre.
Il n'y en a aucun dont ce ne soit pas réellement la place.
Je n'ai donc rien d'insolite à proposer : il y a un carton plein d'archives professionnelles et la corbeille à papier. Y aura-t-il ultérieurement un lien entre les deux ?
Il n'y en a aucun dont ce ne soit pas réellement la place.
Je n'ai donc rien d'insolite à proposer : il y a un carton plein d'archives professionnelles et la corbeille à papier. Y aura-t-il ultérieurement un lien entre les deux ?
dimanche 29 juillet 2012
aujourd'hui sport (168-198)
Sur cette thématique, alors que chaque été, périodiquement se succèdent les grands spectacles du pain et des jeux et machines à fric, je ne peux que proposer deux "rediffusions" ici et là.
Me tenant soigneusement éloigné des écrans et des infos sur ces sujets.
Précisant si besoin que les propos et vivats nationalistes puants me débectent profondément, autant que les lamentables discours sur les valeurs de fête et de fraternité supposées...
Me tenant soigneusement éloigné des écrans et des infos sur ces sujets.
Précisant si besoin que les propos et vivats nationalistes puants me débectent profondément, autant que les lamentables discours sur les valeurs de fête et de fraternité supposées...
samedi 28 juillet 2012
aujourd'hui ce qui a été le plus court (167-199)
Pour être franc, ce fut tellement court que je ne m'en souviens plus. Bon sang qu'est-ce que ça pouvait bien être ?
Encore une consigne qui me prend de court.
Encore une consigne qui me prend de court.
vendredi 27 juillet 2012
aujourd'hui le fil (166-200)
Plus que fil de fer, fil électrique, fil des idées ou de la pensée, mon fil conducteur sera FIL, c'est-à-dire le Festival Interceltique de Lorient, auquel nous avons assisté à plusieurs reprises dans les années 80 et 90, et plus du tout depuis fort longtemps...
J'ai un amour immodéré des bagads lorsqu'ils se mettent à dépoter "à fond les cornemuses" !
En 1985, c'était la première fois que nous y venions, nous avons campé à Lorient et il a plu quasiment les dix jours où nous étions là. Souvenirs. Nous n'étions pas encore mariés.
Je me souviens très bien du magnifique spectacle "Granuaile" de Shaun Davey, avec Rita Connoly au chant.
Et des galettes-saucisse !
J'ai un amour immodéré des bagads lorsqu'ils se mettent à dépoter "à fond les cornemuses" !
En 1985, c'était la première fois que nous y venions, nous avons campé à Lorient et il a plu quasiment les dix jours où nous étions là. Souvenirs. Nous n'étions pas encore mariés.
Je me souviens très bien du magnifique spectacle "Granuaile" de Shaun Davey, avec Rita Connoly au chant.
Et des galettes-saucisse !
jeudi 26 juillet 2012
aujourd'hui manque (165-201)
Il se trouve qu'à la lecture de la consigne du jour, j'ai quelquefois l'impression ou le sentiment de l'avoir déjà lue et donc traitée pour rédiger un billet précédent.
Un coup de périscope plus tard, la vérification montre qu'il y a plus exactement des similitudes (certains mots qu'on retrouve) mais autour de variantes.
Ce qui ne manque pas de me faire penser que le Grand Ordonnateur des Réels ne s'emmerde pas.
Vu ?
Un coup de périscope plus tard, la vérification montre qu'il y a plus exactement des similitudes (certains mots qu'on retrouve) mais autour de variantes.
Ce qui ne manque pas de me faire penser que le Grand Ordonnateur des Réels ne s'emmerde pas.
Vu ?
mercredi 25 juillet 2012
aujourd'hui mauvais endroit ou mauvais moment (164-202)
Certains lecteurs pourront considérer librement -et sans doute à juste titre- que se trouver sur ce blog en train de lire le présent billet correspond parfaitement à être au mauvais endroit au mauvais moment.
Et vais-je leur donner tort étant donné la piètre qualité et la désinvolture affichée de ce billet?
Et vais-je leur donner tort étant donné la piètre qualité et la désinvolture affichée de ce billet?
mardi 24 juillet 2012
aujourd'hui est un parc d'attractions (163-203)
Cette image me fait irrésistiblement penser à certains aspects les plus détestables et décervelants du modèle de société dans lequel nous vivons.
On peut y échapper, certes : débranchez tout !
On peut y échapper, certes : débranchez tout !
lundi 23 juillet 2012
aujourd'hui toujours vieux (162-204)
Il y a des gens qu'on a toujours connus vieux.
Mes deux-grands pères par exemple.
Le paternel est mort en 1965, à 65 ans, je l'ai finalement peu connu, d'autant que nous habitions loin.
Le maternel est mort en 2002, je l'ai bien connu, de plus en plus vieux, mais toujours alerte.
Sinon, il y a des jeunes qu'on a toujours connus vieux.
Mais c'est un autre problème !
Mes deux-grands pères par exemple.
Le paternel est mort en 1965, à 65 ans, je l'ai finalement peu connu, d'autant que nous habitions loin.
Le maternel est mort en 2002, je l'ai bien connu, de plus en plus vieux, mais toujours alerte.
Sinon, il y a des jeunes qu'on a toujours connus vieux.
Mais c'est un autre problème !
dimanche 22 juillet 2012
aujourd'hui encore jeune (161-205)
Encore jeune est une expression régulièrement utilisée lors de certains décès.
Alors que déjà vieux jamais.
Quelle qu'elle soit, chaque vie compte, non ?
J'ai toujours eu du mal à accepter ces distinctions, ou différences, faites quant à l'âge, même si je pense comprendre ce qu'il y a derrière une mort "jeune" et l'inachèvement, l'inaccomplissement supposés qu'on veut marquer.
Mais ça me laisse de marbre, tel un sans cœur que je suis.
Alors que déjà vieux jamais.
Quelle qu'elle soit, chaque vie compte, non ?
J'ai toujours eu du mal à accepter ces distinctions, ou différences, faites quant à l'âge, même si je pense comprendre ce qu'il y a derrière une mort "jeune" et l'inachèvement, l'inaccomplissement supposés qu'on veut marquer.
Mais ça me laisse de marbre, tel un sans cœur que je suis.
samedi 21 juillet 2012
aujourd'hui le destin a encore frappé (160-206)
Certainement pas. Le destin est un terme de calotin que je n'emploie jamais. Il est donc absolument hors de question qu'il frappe, quoi qu'il soit ou ne soit pas.
vendredi 20 juillet 2012
jeudi 19 juillet 2012
aujourd'hui sur le réseau (158-208)
J'ai remarqué au fil des années que le fonctionnement humain, au plan professionnel comme au plan privé, est très souvent organisé par réseau.
Nombreux sont celles et ceux qui ont leur réseau, qui font jouer leurs relations, et cela facilite sans doute beaucoup les choses, à tous points de vue.
Pourtant, ne s'y perdent pas liberté et indépendance ?
Question ouverte posée par quelqu'un qui ne prise guère ces pratiques...
Nombreux sont celles et ceux qui ont leur réseau, qui font jouer leurs relations, et cela facilite sans doute beaucoup les choses, à tous points de vue.
Pourtant, ne s'y perdent pas liberté et indépendance ?
Question ouverte posée par quelqu'un qui ne prise guère ces pratiques...
mercredi 18 juillet 2012
aujourd'hui pas malin (157-209)
Pas malin,
pas futé
pas malin
pas ma main
Pâme Alain
pam à l'autre
pas malin,
pas mal, hein ?
pas futé
pas malin
pas ma main
Pâme Alain
pam à l'autre
pas malin,
pas mal, hein ?
mardi 17 juillet 2012
aujourd'hui vite vite (156-210)
Alors là, ça m'étonnerait, vu qu'à la maison, tout le monde pense que je suis lent.
Ce qui est partiellement exact, car en réalité, je prends mon temps !
Ce qui est partiellement exact, car en réalité, je prends mon temps !
lundi 16 juillet 2012
aujourd'hui ça ressemble presque à une blague (155-211)
C'est un garçon qui va à l'école, sa maîtresse lui demande :
- "Pourquoi ton cartable est aussi gros ?"
- "J'ai emmené ma chatte !"
- "Mais pourquoi ?"
- "Parce que j'ai entendu papa dire à maman :" Chérie j'emmène le ptit à l'école et je te bouffe la chatte !"
Voilà très exactement ce qui ressemble à une blague mais ne me fait pas rire du tout. Mais alors pas du tout.
- "Pourquoi ton cartable est aussi gros ?"
- "J'ai emmené ma chatte !"
- "Mais pourquoi ?"
- "Parce que j'ai entendu papa dire à maman :" Chérie j'emmène le ptit à l'école et je te bouffe la chatte !"
dimanche 15 juillet 2012
aujourd'hui option a ou option b (154-212)
Supposons, mais supposons seulement, que l'option a se traduise par b, et que l'option b par a...
Exemple : abnbnes... ah, la tête des bananes !
On ne serait pas sortis de l'auberge (pardon buaerge)... dont je ne possède ni le plan a ni le plan b.
Exemple : abnbnes... ah, la tête des bananes !
On ne serait pas sortis de l'auberge (pardon buaerge)... dont je ne possède ni le plan a ni le plan b.
samedi 14 juillet 2012
aujourd'hui un défilé de ( 153-213)
De trop.
Comme chaque année à la même date, je pense aux fêtes républicaines en vigueur dans certains pays, sans le moindre militaire alentour...
En temps de crise, de dette, est-ce nécessaire ? Conjoncture.
Mais - aussi- surtout, principes.
Il y a d'autres cortèges que je prise, d'autres défenses"...
Et je persiste à penser qu'aujourd'hui la république est une idée neuve.
Qu'est-ce qu'on attend ?
Comme chaque année à la même date, je pense aux fêtes républicaines en vigueur dans certains pays, sans le moindre militaire alentour...
En temps de crise, de dette, est-ce nécessaire ? Conjoncture.
Mais - aussi- surtout, principes.
Il y a d'autres cortèges que je prise, d'autres défenses"...
Et je persiste à penser qu'aujourd'hui la république est une idée neuve.
Qu'est-ce qu'on attend ?
vendredi 13 juillet 2012
aujourd'hui prouve que le sol présente quelques failles (152-214)
Certains creux et fissures seraient assimilables à ces failles, notamment sur terrain argileux, mais il y a aussi des bosses. Comment qualifier ces merdes de chien sur certains trottoirs : des vides juridiques glissants et puants où le marcheur défaille ?
jeudi 12 juillet 2012
aujourd'hui prouve que le sol remue (151-215)
Je ne sais pas si le sol remue, en tout cas ça bouge, ça frémit lorsque notre jardin, partant de loin, sans bruit, au plus creux de l'hiver, émerge enfin de son souterrain et donne fleurs et feuilles aux beaux jours (ou présumés tels !).
mercredi 11 juillet 2012
aujourd'hui prouve que j'ai aussi les pieds sur terre (150-216)
Un côté pragmatique qu'on me reconnaît volontiers, mais pour certaines choses. Un côté "penser ne m'empêche pas d'agir" voyez-vous ?
Et puis mes godasses.
Et puis mes godasses.
mardi 10 juillet 2012
aujourd'hui quelque chose que je ne comprendrai jamais (149-217)
Le "quelque chose" me semble particulièrement restrictif.
Mais pourquoi pas ...
Quelque chose que j'ai compris, ou pense avoir compris -mais quoi au fait ? - ouvre de nouvelles perspectives, comme un flot ininterrompu.
Comme je ne comprends pas tout, et pas tout d'un coup, il y a donc -là dans ce "mécanisme" - quelque chose que je comprendrai jamais même en l'ayant approché.
A rapprocher de "plus j'en sais, moins j'en sais" ... Je ne suis pas sûr de m'être compris ni fait comprendre dans ce billet !
Mais pourquoi pas ...
Quelque chose que j'ai compris, ou pense avoir compris -mais quoi au fait ? - ouvre de nouvelles perspectives, comme un flot ininterrompu.
Comme je ne comprends pas tout, et pas tout d'un coup, il y a donc -là dans ce "mécanisme" - quelque chose que je comprendrai jamais même en l'ayant approché.
A rapprocher de "plus j'en sais, moins j'en sais" ... Je ne suis pas sûr de m'être compris ni fait comprendre dans ce billet !
lundi 9 juillet 2012
aujourd'hui une liste (148-218)
La liste est un exercice que je pratique régulièrement.
Outre quelques avantages certains, ne serait-ce que pour suppléer ou décharger une mémoire encombrée, j'aime aussi le moment de la coucher par écrit, que ce soit sur un tableau ou un improbable morceau de papier de récupération.
J'aime aussi pour certaines listes leur côté perpétuel, en cours, inachevé
Outre quelques avantages certains, ne serait-ce que pour suppléer ou décharger une mémoire encombrée, j'aime aussi le moment de la coucher par écrit, que ce soit sur un tableau ou un improbable morceau de papier de récupération.
J'aime aussi pour certaines listes leur côté perpétuel, en cours, inachevé
dimanche 8 juillet 2012
aujourd'hui mémoire morte (147-219)
out of memory.
(Who do you think you are?
Where did you say you'd been?
What did you think you were?
How did it seem?
How does it seem?)
There goes the who, the what, the why and wherefore
all folded up in origami stuff:
people and places we once cared for...
we remember, but not vividly enough
and it's all blank paper when we finally open up
with not even watermarks as messages to trace
only folds in the floe of the frozen face
out of memory.
(Who do you think you are?
Where did you say you'd been?
What did you think you were?
How did it seem?
How does it seem?)
There goes the who, the what, the why and wherefore
all folded up in origami stuff:
people and places we once cared for...
we remember, but not vividly enough
and it's all blank paper when we finally open up
with not even watermarks as messages to trace
only folds in the floe of the frozen face
out of memory.
Je reviens à mes chères citations et références, celles qui me sautent dessus spontanément à la lecture de la consigne. Aujourd'hui je cite Peter Hammill dont la chanson Ram Origami est une magnifique variation sur la mémoire dans un album "X my Heart" paru en 1996 qui contient aussi le titre Amnesiac...
Une évocation rapide (traduction non littérale du dernier couplet)... Le qui quoi pourquoi sont repliés tels que dans l'origami, nous nous rappelons les lieux et les personnes qui nous sont chers, mais pas assez précisément, et ce n'est que papier blanc lorsque nous déplions...sans le moindre filigrane pour message... juste des plis dans la banquise de nos faces gelées...)
samedi 7 juillet 2012
aujourd'hui matière vive (146-220)
Les bras m'en tombent, car finalement la matière vive, peu
m'en chaut.
Dépassant cette entrée en matière abrupte, car il y a là
matière à réflexion, je vais préférer aujourd’hui « Vive la
matière » !
Une matière sur laquelle je vais plancher, au gré d’une
inspiration que j’attends peu volatile et encore moins gazeuse, ce qui serait
l’indice que cela se présente bien.
La matière pour laquelle je vais devoir regorger d’idées
solides, à faible taux de matière grasse, que je vais débusquer et racler à
grands coups de neurones et de matière grise, sans pour autant me liquéfier,
plutôt me sublimer…
Cette matière première prête à l’emploi (ou presque) et
l’exercice que je vais mener au fil d’une table des matières étrange sont…
là.
vendredi 6 juillet 2012
aujourd'hui c'est bien une vache (145-221)
S’il pleut comme vache qui pisse
S’il parle comme une vasque espagnole,
garçon vacher n’insiste pas,
romps tes attaches,
Vire ta cravache maigre,
Oublie ton panache,
veau couvée cochon vache
ton poteau laid,
et range ta hache :
ça fera moins bravache
moins mors aux dents
moins mort aux vaches
S’il pisse comme vache qui pleut
Cow-boy
cache-toi sous une bâche
pour une partie de vache-vache
Ah la vache comme ch’te pousse
(dit l’apache qui rit )
C’est bien une vache
Pisse
Tache
Que je sache ?
Cow-boy, là, tu lâches,
Contourne l’apache,
Faut pas qu’y s’fâche
Sois moins peau de vache
Sois potache tiédasse
C’est bien une vache
Pistache
Que tu mâches.
jeudi 5 juillet 2012
aujourd'hui moment où la nuit tombe (144-222)
mercredi 4 juillet 2012
aujourd'hui permission accordée (143-223)
Instrument refusé ne sonne pas,
permission accordée donne le la.
permission accordée donne le la.
mardi 3 juillet 2012
aujourd'hui est un plan (142-224)
Celui que je pourrais mettre en place dans les deux mois d'été, enfin presque : disons du 9 juillet au 27 août pour tenir la contrainte quotidienne des 366 réels. Sachant que je ne pourrai publier tout le temps "sur le vif", que j'ai envie aussi que l'été soit l'été, c'est-à-dire autre chose, autrement, loin des écrans...
Ou alors vite en consultation... Donc, très certainement le plan B.
Celui auquel je pense depuis quelque temps. A suivre.
lundi 2 juillet 2012
aujourd'hui elle ressemblait à (141-225)
Fièrement calée dans une petite anse à quelques coudées du rivage de sable blanc,
suffisamment loin de l'humain et ses regrettables tendances
elle se dressait telle une forteresse sauvage et imprenable,
accueillant oiseaux et plantes ainsi préservés et protégés.
suffisamment loin de l'humain et ses regrettables tendances
elle se dressait telle une forteresse sauvage et imprenable,
accueillant oiseaux et plantes ainsi préservés et protégés.
dimanche 1 juillet 2012
aujourd'hui clés (140-226)
Certains avaient les clés, pas nous.
Mais l'inattendu, l'impromptu peuvent surgir...
Une traversée en bateau vers les îles Chausey, à l'aller comme au retour, éclairée par cette fanfare comme surgie de nulle part...
Pourquoi ai-je songé éveillé à un moment intensément poétique ... ? Encore une vague histoire de lunettes, pensez-vous ?
Mais l'inattendu, l'impromptu peuvent surgir...
Une traversée en bateau vers les îles Chausey, à l'aller comme au retour, éclairée par cette fanfare comme surgie de nulle part...
Pourquoi ai-je songé éveillé à un moment intensément poétique ... ? Encore une vague histoire de lunettes, pensez-vous ?
samedi 30 juin 2012
aujourd'hui tout nouveau (139-227)
Une nouvelle fois vous lisez et nous sommes déjà partis.
Une petite découverte est programmée du côté de Granville.
Nous connaissons le nord de la Manche, nous connaissons aussi les alentours du Mont-Saint-Michel, et là, c'est entre les deux... Nouveau coin à regarder et arpenter.
Une petite découverte est programmée du côté de Granville.
Nous connaissons le nord de la Manche, nous connaissons aussi les alentours du Mont-Saint-Michel, et là, c'est entre les deux... Nouveau coin à regarder et arpenter.
vendredi 29 juin 2012
aujourd'hui tout le monde ne dit pas merci (138-228)
La preuve que non, en m'administrant certaines médications évoquées ici-même pas plus tard
qu’hier :
EN UNE SEULE PHRASE NOMBREUSE
Je demande pardon aux poètes que
j’ai pillés
poètes de tous pays, de toutes époques,
je n’avais pas d’autres mots, d’autres écritures
que les vôtres, mais d’une façon, frères,
c’est un bien grand hommage à vous
car aujourd’hui, ici, entre nous, il y a
d’un homme à l’autre des mots qui sont
le propre fil conducteur de l’homme,
merci.
(Gaston Miron, « J’avance en poésie », in L'homme rapaillé)
poètes de tous pays, de toutes époques,
je n’avais pas d’autres mots, d’autres écritures
que les vôtres, mais d’une façon, frères,
c’est un bien grand hommage à vous
car aujourd’hui, ici, entre nous, il y a
d’un homme à l’autre des mots qui sont
le propre fil conducteur de l’homme,
merci.
(Gaston Miron, « J’avance en poésie », in L'homme rapaillé)
Extrait d’un entretien entre Flavio
Aguiar et Gaston Miron
F. A. : J'aimerais que tu parles un peu de ton
processus de composition, à partir de ce poème, de cette idée de «pillage», de
«poètes que j'ai pillés». (…)
G. M.: Dans le poème, je parle des «poètes que j'ai
pillés». «Piller» , ce n'est pas seulement copier, cela évoque aussi une
«destruction». D'ailleurs un critique a écrit que «Gaston Miron à un moment
donné va dans toutes les directions, il se cherche, il s'essaie...» Cela
rejoint un peu ton idée, selon laquelle je fais «un jeu de miroir entre toutes
sortes de vers». Mais
le critique dit que la façon dont je réutilise ces
vers fait que cela devient totalement du Miron.
F. A. : Je suis tout à fait d'accord, ce processus de
construction devient très personnel.
G. M. : Plagier n'est pas intéressant, parce qu'il n'y
a pas de reconstruction. Piller, c'est agir comme les barbares, qui pillent un
endroit et s'emparent des choses qu'ils désirent, non? Quant aux premiers
mots du poème, «Je demande pardon» — c'est une feinte, ça... (il rit
beaucoup). Après qu'on a donné un coup on dit «je demande pardon... » II faut
ajouter aussi que
ce qui a bien surpris les Français, c'est ce vers d'un
seul mot qui termine le poème, «merci». Ils n'avaient jamais vu ça, un poète qui avoue qu'il a pris des choses à d'autres
poètes, jamais vu ça (rires).
Et là ? C’est moi qui dis merci !
jeudi 28 juin 2012
aujourd'hui tout le monde ne porte pas de lunettes(137-229)
On m'a souvent demandé : la poésie, à quoi ça sert ? avec l'air de dire, sourire en coin, mon pauvre monsieur, ne vous donnez pas tant de mal, avec la télévision, le cinéma, le foot et le loto, on a bien ce qu'il nous faut ! Et je ne savais pas que répondre parce que la poésie pour moi a toujours été une chose naturelle comme l'eau du ruisseau. Mais j'ai beaucoup réfléchi et aujourd'hui je sais : la poésie, c'est comme les lunettes. C'est pour mieux voir. Parce que nos yeux ne savent plus, ils sont fatigués, usés. Croyez-moi, tous ces gens autour de vous, ils ont les yeux ouverts et pourtant petit à petit sans s'en rendre compte, ils deviennent aveugles.
Il n'y a qu'une solution pour les sauver : la poésie. C'est le remède miracle : un poème et les yeux sont neufs. Comme ceux des enfants. A propos des enfants d'ailleurs, j'ai aussi un conseil à donner : les vitamines A, B, C, D, ça ne suffit pas. Si on ne veut pas qu'en grandissant ils perdent leurs yeux magiques, il faut leur administrer un poème par jour. Au moins.
(Texte de Jean-Pierre Siméon, en exergue du recueil "La Nuit respire" 1987 première édition, Cheyne éditeur- Le Chambon sur Lignon )
mercredi 27 juin 2012
aujourd'hui me manque peut-être (136-230)
Aujourd’hui me manque peut-être, à moins que ce ne soit
demain ?
Hier je n’ai rien remarqué, pas plus que naguère et encore
moins jadis.
Reste à trouver de quoi, éventuellement de qui parle-t-on
?
Oh, cela reste à voir. Et peut-être à prouver, à élucider, à
tirer à la ligne, PAN !
A défaut d’une réponse, aujourd’hui me manque peut-être tout
simplement l’idée d’un billet sur cet intitulé. Peut-être ? Non, c'est sûr !
Quitte à le dire avec des fleurs.
+ Mise à jour 9h45:
Ce qui (me) manque depuis quelques minutes, pas dans les "peut-être" mais les "c'est sûr !"...
Mais en réalité, ça ne me manque pas, c'est juste en moins :)
Mais en réalité, ça ne me manque pas, c'est juste en moins :)
En écho à ceci.
mardi 26 juin 2012
aujourd'hui des nombres concrets (135-231)
5 16 23 25 52 29 3
Ceci mis à part, l’enrichissement progressif du domaine des nombres passe naturellement par l’extension des problèmes “concrets” à des classes de nombres de plus en plus complexes et cet enrichissement suppose donc que soit véritablement acquis très tôt le sens des opérations sur les grandeurs auxquelles il est fait appel dans la résolution des problèmes.
Ceci mis à part, l’enrichissement progressif du domaine des nombres passe naturellement par l’extension des problèmes “concrets” à des classes de nombres de plus en plus complexes et cet enrichissement suppose donc que soit véritablement acquis très tôt le sens des opérations sur les grandeurs auxquelles il est fait appel dans la résolution des problèmes.
lundi 25 juin 2012
aujourd'hui présentation de (134-232)
Avant la présentation
du concert et du projet, l'installation
de l'instrumentation
peut susciter l'imagination
sans rien dévoiler des sons
sans présumer encore des émotions
du concert et du projet, l'installation
de l'instrumentation
peut susciter l'imagination
sans rien dévoiler des sons
sans présumer encore des émotions
dimanche 24 juin 2012
aujourd'hui ceux qui s'accrochent (133-233)
Ceux qui s’accrochent sont peut-être ceux qui ont malgré
tout réussi à lire l’escroquerie d’hier : cequisaccrochefaitqueçaclochequandcesontlesmotsquandilsagitdelirelemessagedujourpuisquecestillisibleoupresquequandlesespacesentrelesmotsontdisparuparcontrecestpratiquenestcepaspourfeinterjoyeusementlaconsigneetlacontraintedescentmotsvuquelecompteurdemotsnyvoitquedufeuducoupjepeuxcopieradlibitumjepeuxcopieradlibitumjaibienditadlibitumetsijeveuxreprendreaucommencementcelafonctionnebienmaisjenaissezfaitjepenseavoirfaiteleursortauxdeuxconsignesdhieretdaujourdhuiquisaccrochentetpendentcommellespeuventcarmisesauclousansambagesansvergogne.
samedi 23 juin 2012
aujourd'hui ce qui s'accroche (132-234)
Cequisaccrochefaitqueçaclochequandcesontlesmotsquandilsagitdelirelemessagedujourpuisquecestillisibleoupresquequandlesespacesentrelesmotsontdisparuparcontrecestpratiquenestcepaspourfeinterjoyeusementlaconsigneetlacontraintedescentmotsvuquelecompteurdemotsnyvoitquedufeuducoupjepeuxcopieradlibitumjepeuxcopieradlibitumetsijeveuxreprendreaucommencementregardezcommecelafonctionnebiencequisaccrochequandcesontlesmotsfaitqueçaclochequandilsagitdelirelemessagedujourpuisquecestillisibleoupresquequandlesespacesentrelesmotsontdisparuparcontrecestpratiquenestcepaspourfeinterjoyeusementlaconsignemaisjeseraibonprinceetniraipasplusloin.
vendredi 22 juin 2012
aujourd'hui rien n'aurait changé si (131-235)
Rien n’aurait changé si
Si j’étais resté assis
Rien n’aurait changé do
Si j’avais tourné le dos
Rien n’aurait changé ré
Si j’avais su déchiffrer
Rien n’aurait changé mi
Si je l’avais admis
Rien n’aurait changé fa
Si j’avais trouvé l’alpha
Rien n’aurait changé sol
Si j’avais pris mon envol
Rien n’aurait changé la
Si j’avais été là
jeudi 21 juin 2012
aujourd'hui feu de (130-236)
J’ai ramassé toutes les idées qui m’ont traversé,comme « mettre les mots à feu » : Afrique, fleur,
soufre, formule, fumée ; comme « mettre le feu aux mots » : un jeu de
foie, le seu facré, le cheu de feminée, beu de tout fois, fouer avec le jeu,
n’y foir que du veu, queue de
faon, fris entre deux peux, la fain au meu, peu de faille, le leu au
fac, le peu aux foudres ; comme « l’alfeubet improbable » : bœufs, ceux,
deux, euh, feu, heu, yeux, jeu, meuh, nœud, œufs, peu, queue, vœux, double-vœux; comme « je me souviens » de « que la vie
soit feu d’artifice et la mort un feu de paille », je me souviens du
« feu de chaque jour » , je me souviens de « Tous les feux le
feu », je me souviens de « Je fis un feu » et...
j'ai fini par en faire un feu de joie.
j'ai fini par en faire un feu de joie.
mercredi 20 juin 2012
aujourd'hui la fin de (129-237)
Et voilà, ça me pendait au pied du nez, à force de pas voir plus
loin que son bout, si j’avais pu imaginer (ou simplement lire) quelques
lignes plus bas…Et klong! la consigne boomerang (le
16 juin ) vient me péter à la figure comme un mur qui se cogne à moi.
Qu’y puisje ? Qu’en faisje ? Con-je combre ? Vacourvolénouven-je ? En suis-je réduit-je à
revenir au début du début ? à S+7tiser
pour trouver une issue ? Genre la finance
de loup ? Début du moi ? Grève de la
finance ? Début des
haricots ? Début fond ? Rester sur sa finance ? Mourir de
finance ? Début du monde ? ed nif al.
mardi 19 juin 2012
aujourd'hui qui, quoi, où, quand, comment et pourquoi ?(128-238)
Les mots qui vont surgir savent de nous ce que nous
ignorons d'eux. (René Char)
A quoi penses-tu ? Je pense au premier baiser que je
te donnerai. (Paul Eluard)
J’ai passé ma vie à dénouer les ombres croisées Et quand
tu es venu à moi j’avais terriblement vieilli Devant toi je n’ai pas su si
j’étais croisement ou ombre. (Aïcha Arnaout)
Où donc réside le mystère sans fin quand le sourire
s’efface avant que se forment les mots Là réside sans fin le mystère. (Ping
Hsin)
Mais avec tant d’oubli comment faire une rose, Avec
tant de départs comment faire un retour, Mille oiseaux qui s’enfuient n’en font
un qui se pose Et tant d’obscurité simule mal le jour. (Jules Supervielle)
Je ne sais pourquoi une phrase tourna dans ma tête.
Elle faisait un bruit d’insecte. Elle insistait. Quelle sale mouche ! Cela dura
deux jours. Je pris un crayon et je l’écrivis. Alors quelque chose que je ne
reconnus pas éclata. (Philippe Soupault)
lundi 18 juin 2012
aujourd'hui réflexe (127-239)
Sachant qu' "un réflexe est une réponse musculaire involontaire, stéréotypée
et très rapide à un stimulus."Et qu' "une activité réflexe est induite par un arc
réflexe, le mécanisme de réponse intégrée d'un centre nerveux sans intervention
du cerveau et de la volonté consciente", on peut s'interroger fort sur le trajet qui a conduit certains bulletins de vote dans certaines urnes.
dimanche 17 juin 2012
aujourd'hui est une petite annonce (126-240)
Un dimanche me semble parfait pour partager une si belle limpidité...
Souhaite rencontrer doux
rêveur
connaissant goût des fleurs
et saveur des soirs d'orage
Echangerais lumière froide
contre rumeur de pluie tiède
Cherche amie pour apprendre
couleur du silence
en été
Vends pour un baiser
ou deux poignées de main
trois heures dans un verger
Demande enfant possédant
collection de rêves grand
format.
(Jean-Pierre Siméon)
samedi 16 juin 2012
aujourd'hui faim de (125-241)
Faim du faim ? fin de loup ?
Faim du moi ? Faim de partie ?
Grève de la fin ?
prendre faim ? à quelle faim ?
faim des haricots ?
faim de tout ?
faim fond ? faim de série ?
faim de course ? rester sur sa fin ?
mourir de fin ? manger à sa fin ?
fin dans le monde ? faim de la fin ?
mettre faim ? tromper sa fin ?
grève de la fin ?
toucher à sa faim ?
Faim du monde.
vendredi 15 juin 2012
aujourd'hui comme ça et pas autrement (124-242).
Il y a certaines choses pour lesquelles on se prend la tête alors qu'on n'y peut rien, absolument rien.
Comme la météo.
Et il y a d'autres choses qu'on laisse filer, alors qu'il ne faudrait pas, parce qu'on y peut quelque chose. Je vais arrêter là, je suis trop précis, je sens bien que je ne dois pas me laisser aller ainsi au luxe de détails foisonnants, et peut-être même en ai-je déjà trop dit. Aveuglante clarté. Et puis je ne perds pas de vue que ce qui est bien avec certaines consignes c’est qu’on peut les prendre au pied de la lettre.
Comme ça et pas autrement.
Comme la météo.
Et il y a d'autres choses qu'on laisse filer, alors qu'il ne faudrait pas, parce qu'on y peut quelque chose. Je vais arrêter là, je suis trop précis, je sens bien que je ne dois pas me laisser aller ainsi au luxe de détails foisonnants, et peut-être même en ai-je déjà trop dit. Aveuglante clarté. Et puis je ne perds pas de vue que ce qui est bien avec certaines consignes c’est qu’on peut les prendre au pied de la lettre.
Comme ça et pas autrement.
jeudi 14 juin 2012
aujourd'hui envie d'être à (123-243)
Envie d'être à ce soir, à l'aéroport pour accueillir notre fille G. qui arrive ce soir pour le week-end. J'aime aller la chercher lors de ses retours, la voir apparaître, la reconnaître instantanément juste après les minutes d'attente pendant lesquelles je l'ai imaginée.
mercredi 13 juin 2012
aujourd'hui cheveux (122-244)
Alors que je ne m’en sépare jamais, j’ai toujours eu un
rapport assez distant avec mes cheveux. Et les peignes. Même si j’en ai. Des cheveux et des peignes. Et même si je m’organise.
Depuis bientôt deux ans, je
me fais couper les cheveux chaque mois jour pour jour (à +/- 1 près) avec
l’objectif clair, pragmatique et annoncé à la coiffeuse de ne pas avoir
besoin de me peigner.
Bon.
Cela n’a pas toujours été ainsi. Tenez, il y a (bien) des
années de cela, à partir de l’adolescence, le rapport était distant -certes- mais
les cheveux beaucoup plus longs, et comme ils bouclaient (bouclent) rapidement,
je sollicitais mon entourage pour y remédier. Je n’ai ainsi jamais donné dans l’extravagance capillaire
proprement dite tout en échappant habilement aux coiffeurs.
Et je
me souviens que petit lorsque j’allais chez le coiffeur, je n’aimais pas ça.
Je
me souviens qu'au moment d'achever la coupe, le coiffeur rasait le haut de
la nuque avec son coupe-chou, et là, je me faisais des cheveux.
mardi 12 juin 2012
aujourd'hui confidence (121-245)
Confidence pour confidence, assis à mon bureau, je
tourne le dos à une étagère qui contient actuellement 77 livres. 15 ouvrages de
Jorge-Luis Borges, 2 d’Adolfo Bioy-Casares, 5 d’Enrique Vila-Matas, 4 d'Antonio
Tabucchi, 3 de Jules Supervielle, 1 d’Erri de Luca, 4 d’Edmond Jabes, 5 de
Julio Cortazar, 2 de Fernando Pessoa, 6 de Thomas Pynchon, 1 de Primo Levi, 1 de
Michel Del Castillo, 1 de Roland
Dubillard, 14 de Georges Perec, 3 de Paul Fournel, 2 de Myriam Revault d’Allonnes,
2 de Raymond Queneau, 2 de Paul Eluard, 2 de Roberto Bolano, 1 de Cervantes, 1
de Flaubert, 1 de Mark Twain.
lundi 11 juin 2012
Aujourd’hui si je portais des lunettes roses j’écrirais (120-246)
Aujourd’hui si je portais des lunettes roses
j’écrirais … des machins donnant dans l’hyper-positif mystique, l’optimisme
hollywood chewing-gum, le confort chamallow, la bulle aseptisée, le repli du
nombril d’une philo à deux balles, c’est-à-dire des trucs tronqués, du sirop à diabète, des
sornettes à lorgnette, des machins hallucinogènes et trop étriqués, réducteurs,
partiels, et partiaux. Bref, des horreurs, à la relecture, une fois remises mes
vraies lunettes, tant j’aurais le sentiment insupportable de me couper des réalités de l’humanité.
dimanche 10 juin 2012
D’aujourd’hui j’oublierai certainement demain que (119-247)
D’aujourd’hui j’oublierai certainement demain que
j’oublierai
certainement demain que d’aujourd’hui
certainement
demain que d’aujourd’hui j’oublierai
demain
que d’aujourd’hui j’oublierai certainement
que d’aujourd’hui j’oublierai certainement demain
samedi 9 juin 2012
aujourd'hui une petite lumière (118-248)
L'évidence me rattrape à la lecture de l'intitulé du jour : je pense à une grande chanteuse -trop méconnue chez nous- qui occupe une place de choix dans ma collection de disques.
Joni Mitchell a brassé les styles musicaux, country folk jazz allant du dépouillement absolu proche de la mélopée (à la guitare ou au dulcimer) jusqu'aux grandes formations orchestrales. Et quelle voix...
Les yeux ouverts sur le monde, les textes poétiques de ses chansons ont toujours envoyé des signaux pour que nos consciences restent éveillées.
Son dernier (ultime ?) album en 2007 contenait une chanson, également titre de l'album, "Shine".
Une chanson où la petite lumière en nous brille, inextinguible, tel l'espoir de faire changer les choses. Une petite lumière qui est aussi la veille, indispensable vigilance contre les noirceurs de l'humanité.
Joni Mitchell a brassé les styles musicaux, country folk jazz allant du dépouillement absolu proche de la mélopée (à la guitare ou au dulcimer) jusqu'aux grandes formations orchestrales. Et quelle voix...
Les yeux ouverts sur le monde, les textes poétiques de ses chansons ont toujours envoyé des signaux pour que nos consciences restent éveillées.
Son dernier (ultime ?) album en 2007 contenait une chanson, également titre de l'album, "Shine".
Une chanson où la petite lumière en nous brille, inextinguible, tel l'espoir de faire changer les choses. Une petite lumière qui est aussi la veille, indispensable vigilance contre les noirceurs de l'humanité.
vendredi 8 juin 2012
aujourd'hui je n'ai rien dit quand (117-249)
Je reprends le fil de la journée sur son volet professionnel.
Je tisse les moments, je me rappelle les situations.
J'ai entendu des paroles sensées, j'ai senti des engagements forts, j'ai touché du doigt des réussites, j'ai vu aussi ce qui pourrait progresser, j'ai goûté certains points de vue.
Et j'ai beau le faire dans tous les sens, j'en reviens immanquablement au même point.
Même si ça peut paraître incroyable.
A chaque fois, je n'ai rien dit quand je n'ai pas parlé.
Je tisse les moments, je me rappelle les situations.
J'ai entendu des paroles sensées, j'ai senti des engagements forts, j'ai touché du doigt des réussites, j'ai vu aussi ce qui pourrait progresser, j'ai goûté certains points de vue.
Et j'ai beau le faire dans tous les sens, j'en reviens immanquablement au même point.
Même si ça peut paraître incroyable.
A chaque fois, je n'ai rien dit quand je n'ai pas parlé.
jeudi 7 juin 2012
aujourd'hui orgueil de (116-250)
La connotation de ce mot me pousse à esquiver, à contourner. J'en ai même relu la définition, j'ai vu la distinction faite avec la fierté (qui ne me convient pas plus !), comme si ces facettes, ces manières de voir, de dire, de faire m'échappaient...
Je le tourne et le retourne, le malaxe, sans résultat, sans parvenir à me défaire de ces préjugés sur l'orgueil.
Du coup je décale, je batifole, je vagabonde, je méandre.
Je trafique... l'orgueil de barbarie, je bricole ...l'orgue de Barbara.
N'est-ce pas -malgré tout- orgueil de procéder ainsi ?
Je le tourne et le retourne, le malaxe, sans résultat, sans parvenir à me défaire de ces préjugés sur l'orgueil.
Du coup je décale, je batifole, je vagabonde, je méandre.
Je trafique... l'orgueil de barbarie, je bricole ...l'orgue de Barbara.
N'est-ce pas -malgré tout- orgueil de procéder ainsi ?
mercredi 6 juin 2012
aujourd'hui un jeu ( 115-251)
Effet rétroactif et solidaire: jeu blanc.
(un peu beaucoup pas déontologique, mais bon, ça me regarde, alors...)
mardi 5 juin 2012
aujourd'hui un parfum (114-252)
Une petite inflexion des températures vers le bas n'altère pas pour autant ce parfum de vacances qui m'enveloppe depuis quelques jours (alors que je n'y suis pas encore !).
Un temps libre auquel je pense en mode rétroactif ou anticipé.
Ambiance, atmosphère, sensations, images ...
Au large : l'île de Groix en photo 1.
Au près, en photo 2, un peu de couleur dans les jardinets...
Un temps libre auquel je pense en mode rétroactif ou anticipé.
Ambiance, atmosphère, sensations, images ...
Au large : l'île de Groix en photo 1.
Au près, en photo 2, un peu de couleur dans les jardinets...
lundi 4 juin 2012
aujourd'hui une action soignée (113-253)
De ce que je comprends, de ce que je lis, il semble bien que la campagne électorale législative du côté d'Hénin-Beaumont soit fort bien menée par l'équipe du Front de gauche.
On y retrouve, logiquement dans la lignée de la campagne présidentielle, la rigueur stratégique, la méthode, un travail de terrain systématique bien ancré dans la symbolique et l'histoire de cette terre ouvrière.
Une action soignée et un excellent révélateur : l'adversaire haineux en perd son sabir.
Je n'en suis pas surpris.
On y retrouve, logiquement dans la lignée de la campagne présidentielle, la rigueur stratégique, la méthode, un travail de terrain systématique bien ancré dans la symbolique et l'histoire de cette terre ouvrière.
Une action soignée et un excellent révélateur : l'adversaire haineux en perd son sabir.
Je n'en suis pas surpris.
dimanche 3 juin 2012
aujourd'hui je n'aime pas (112-254)
Je n'aime pas cette consigne, surtout de retour d'un excellent - vraiment excellent - week-end en Bretagne.
Je préfère penser positivement. Je sais ce que j'aime. I know what I like.
Je préfère penser positivement. Je sais ce que j'aime. I know what I like.
samedi 2 juin 2012
aujourd'hui une addiction (111-255)
Quand vous lirez, nous serons partis, ce billet a été écrit
avant et programmé. Les consignes des réels vont en prendre un coup, même si celui de demain sera rédigé au retour, assez tard.
On peut parier sur une multiplicaction de ces cas de figure très régulièrement avec les
beaux jours, les vacances. Bon. Pas vraiment moyen ni surtout envie de faire autrement.
Sans aller jusqu'à parler de prix à payer, pour ce problème d'addiction, ce sera le clavier bien tempéré !
vendredi 1 juin 2012
aujourd'hui que reste-t-il (110-256)
La coloration nostalgique de l'intitulé d'aujourd'hui ne sera pas mienne.
Je pense seulement au mois écoulé.
-Que reste-t-il de ce mois de mai 2012 qui s’achève ?
-Une sacrée bouffée d’oxygène depuis le 6, une sensation d'apaisement.
Je pense seulement au mois écoulé.
-Que reste-t-il de ce mois de mai 2012 qui s’achève ?
-Une sacrée bouffée d’oxygène depuis le 6, une sensation d'apaisement.
Et puis, à l'aube de ce premier week-end de juin, je pense aussi à Lorient, aux retrouvailles : que reste-t-il de mieux à faire si ce n’est boucler le sac après une dernière vérification ?
Que reste-t-il sinon les souvenirs excellents de toutes les fois précédentes ?
Ils brillent, là.
Et je me prends déjà à sourire intérieurement à l'idée des souvenirs des prochaines fois...
C'est bon la juste et tranquille simplicité d’une amitié plus que trentenaire, déjà.
Cap à l’ouest !
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